Un indispensable à prix réduit

Certains sont déjà au courant : les Berliner Philharmoniker viennent d’éditer un coffret de 22 SACD (compatible CD), reprenant l’intégralité des enregistrements radio de l’orchestre de 1939 à 1945.

le travail sur le son est phénoménal — ci-joint l’article de Philippe Jacquard — et le travail éditorial ne l’est pas moins, avec un véritable livre (allemand et anglais) agrémenté d’une riche iconographie.

Bien entendu, on connaissait déjà tout… ou presque. On y trouvera deux inédits de choix : un extrait de la 1re suite de Daphnis et Chloé de mars 1944 et l’intégralité de la 8e de Schubert également de 1944. Mais c’est surtout l’aspect encyclopédique qui est à retenir.

Cet ensemble luxueux est disponible au prix de 229 € (+ frais de port) sur le site des Berliner:
https://www.berliner-philharmoniker-recordings.com/radio-recordings.html

L’Orchestre Philharmonique de Berlin accorde aux membres de la SWF un rabais de 10% (donc 22,90€ !), par le moyen d’un code « promo » spécifique à entrer lors de la commande. Ce code étant réservé aux adhérents, nous vous l’enverrons sur simple demande par mail envoyé à boutique@furtwangler.fr

Alors, profitez-en si vous êtes déjà adhérent, et si vous ne l’êtes pas encore, considérez que le rabais correspond au montant de l’adhésion… Certes, Noël est passé, mais c’est bientôt Pâques…

Le Retour de La Flûte

Comme promis, La Flûte enchantée de Salzbourg 1951 est de retour.

Elle est depuis ce matin en téléchargement sur notre boutique, et en haute définition. Autant dire que pour ceux qui font l’effort de s’équiper, la plus value sonore est bien réelle. Ceci étant, le téléchargement est aussi possible en qualité CD.

Elle est au prix de 16 € (c’est tout de même l’équivalent de 2 CD 1/2…).

Accompagné d’un beau livret bien illustré (un livret français et un livret anglais), cet enregistrement nous restitue une soirée unique, avec l’interprétation de Furtwängler, mais aussi une ambiance : on s’y croirait !

Des études en nombre

Depuis de très nombreuses années, la SWF publie des ‘études’. Parce que, dans le passé, elles étaient imprimées et adressées aux adhérents en même temps que d’autres nouvelles, elles étaient pudiquement appelées ‘circulaires’, alors que leur étendue, leur importance et la pérennité de leur édition les fait échapper à la vocation de simple bulletin de liaison avec les membres de l’association.

Ces études se sont multipliées, diversifiées et un bon nombre a été réédité dans la nouvelle présentation propre au ‘numérique’. Comme les adhérents ne sont pas toujours conscients du trésor que cela représente, voici simplement un catalogue de ces études récentes, sachant que de plus anciennes connaitront bientôt un lustre similaire.

On n’est pas passé loin

Bayreuth 1931 accueille Furtwängler pour la première fois et c’est aussi la première fois, qu’après de longues tractations avec le Festival, la radio diffuse une représentation en direct : Tristan und Isolde.

On a failli être privé de tout cela et même à tout jamais de Furtwängler.

Pour une raison qui nous échappe, et pour se rendre le dimanche 14 juin de Berlin à Bayreuth — les répétitions y débutent le 15 —, il a accepté l’invitation d’une connaissance à y aller en avion. Pas un avion de ligne, presqu’inexistant à l’époque, non : un avion de sport, un Daimler-Klemm L20, biplace, portant l’immatriculation D-609, similaire à celui de la photo ci-dessous.

Sauf que le pilote, vers 18h, voulant assurer une escale pour faire de l’essence, confond l’aéroport de Halle-Nietleben avec celui de Halle-Leipzig, calcule mal sa descente et atterrit brutalement dans un champ de seigle. L’avion se retourne, et Furtwängler (Elisabeth l’a raconté à l’auteur de cette note), en bon sportif, se met en boule dans la carlingue. Plus de peur que de mal : l’avion est bon pour la casse, mais Furtwängler et le pilote sont indemnes, et le chef en sera quitte pour continuer par une voie beaucoup plus sûre à l’époque : le train.

Comme si on y était…

Le concert du 27 janvier 1952 : un programme « tout Brahms », avec le Double Concerto mettant en avant deux solistes des Wiener Philharmoniker.

On avait le son — le concert a été intégralement enregistré —, on avait une lettre de Furtwängler — voir la circulaire —, voici maintenant le facsimilé du programme, et pour faire bonne mesure, trois coupures de presse.

Il n’y a que la SWF pour être aussi complet !