Milou ?

Nous avions déjà publié une photo de Furtwängler dans son superbe cabriolet Horch 830.

Le voici au volant de sa voiture, avec un passager. Toute ressemblance avec un personnage de Hergé est purement fortuite.

Un détail : une petite recherche dans l’annuaire de Berlin 1934 des possesseurs d’automobiles nous apprend que sa 70 CV était immatriculée 95495P, et que son épouse avait une Buick plus ancienne mais plus puissante…

La « Pastorale » : au dessus de la mêlée (SWF D08)

Elle est bien belle cette Pastorale de Beethoven, captée lors de concerts du Philharmonique de Berlin, en mars 1944 dans la salle du Staatsoper (entre une reconstruction et une seconde destruction).

Benoît Lejay, dans une étude comparative très complète — que nous re-publierons — a noté combien elle était plus mouvementée, moins sage, moins « classique » que la version commerciale gravée par EMI en 1952 à Vienne.

Nous l’avions rééditée, pas très bien d’ailleurs, en CD. Depuis, les Berliner Philharmoniker l’ont sortie dans leur volumineux ensemble des enregistrements 1939-1945. On aurait pu s’en réjouir et y voir une édition « définitive ». Mais, il convient d’en rabattre ; leur publication souffre de deux écueils : une stéréo artificielle inutile autant que maladroite (par déphasage) et une absence de remise de la bande à la bonne vitesse. Si bien que « leur » Pastorale sonne au diapason d’un La à 448 Hz !

Nous la présenterons dans son « jus », celui d’un enregistrement monophonique, comme Friedrich Schnapp savait le faire.

Nous prévoyons la sortie en téléchargement (y compris haute définition) pour la mi-mai. Comme toujours, il est possible, à partir de la version en 16/44, format « CD » de graver un compact pour une lecture traditionnelle.

Enfin, ajoutons que le texte du livret — comme toujours de haute volée — est signé du regretté Harry Halbreich.

 

Sir Thomas

Furtwängler avait de bons rapports avec ses confrères… sauf peut-être avec un (cherchez…).

Mais il est un chef avec qui il entretint des rapports cordiaux : Sir Thomas Beecham. Et pourtant, a priori, tout semblait les éloigner : l’héritage, la formation, le répertoire, le style, l’approche de la musique. N’importe, une connivence s’établit, et Sir Thomas fut particulièrement loyal : lorsque Furtwängler fut interdit de tournée par les nazis, on proposa la baguette à Beecham, il refusa. Et lorsque Furtwängler décéda, en revanche, il assura la place du défunt dans un concert programmé, mais dont l’affiche n’était pas du tout typique de son répertoire. Fidélité…

Voici un rare instantané réalisé lors de la première invitation de Beecham à la tête du Philharmonique de Berlin, le 29 janvier 1930. Les deux chefs encadrent Sir Horace Rumbold, ambassadeur du Royaume Uni en Allemagne.

L’OSCC au TCE

Nous proposons des facsimilés de programmes de concert et, bien entendu, Berlin et Vienne reviennent fréquemment. Plus rare, voici un programme de Furtwängler à Paris, à la tête de l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire (OSCC).

Depuis quelques années l’Orchestre avait abandonné la Salle de la rue Bergère pour se produire au Théâtre des Champs-Elysées (TCE).

Ci-dessous le placard annonçant la saison 1948/49, avec les deux concerts (la répétition générale publique pas annoncée) de Furtwängler, hors abonnement.

Plus rare que le chocolat

On trouve beaucoup de chocolats à Genève, un grand jet d’eau et un certain nombre de banques. Une très belle salle de concert aussi, le Victoria Hall. Mais allez chercher des témoignages du passage de Wilhelm Furtwängler dans cette ville et dans cette salle…

En voici un, visuel : l’Orchestre Philharmonique de Berlin et son chef, pris en instantané lors du concert du 8 mai 1933.

Les adhérents peuvent le voir en grande taille dans l’iconographie.