La 7e Symphonie de Bruckner de 1949

Nous l’avions annoncé pour le 30 janvier, le voici dès aujourd’hui, pour que vous en profitiez ce week-end.

Vous trouverez dans notre boutique le nouveau produit de la SWF (SWF D10) : la 7e Symphonie de Bruckner dans l’exécution donnée par le Philharmonique de Berlin le 18 octobre 1949.

Contrairement à ce qui est parfois écrit, il ne s’agit pas d’un enregistrement d’un des concerts donnés les 16, 17 et 18 octobre — qui incluaient Léonore II et le Concerto pour violoncelle n° 2 de Karl Höller — mais d’une production purement radiophonique réalisée dans la salle de répétition de l’orchestre, le Gemeindehaus de Dahlem.

Comme on le sait, on dispose également pour cette symphonie des captations — toujours avec le BPO — réalisées au printemps 1951 au Caire puis à Rome. À quoi il faut ajouter le document irremplaçable que représente l’enregistrement du seul Adagio pour les disques Telefunken (1942). La lecture de 1949 est sans doute la plus aboutie, bénéficiant des concerts et de leur préparation, mais aussi des possibilités de montage permettant une mise en place exemplaire.

Pour réaliser ce produit, nous avons pu travailler à partir d’une bande de qualité supérieure à celle utilisée lors de l’édition en compact il y a plus de quinze ans. En effet Warner Classics a bien voulu mettre à notre disposition la numérisation réalisée il y a peu à Abbey Road de la copie de la bande ayant servi aux premiers pressages (Pathé-Marconi). C’est surtout sur le bruit de fond que se distingue cette source, son niveau plus faible permettant une lisibilité accrue et donc une optimisation du message musical. Si nous avons pu retirer certains bruits et améliorer quelques montages d’époque, en revanche il subsiste certaines saturations inhérentes à la source originelle. Il est vrai que la coda du 1er mouvement constitue un tel déchainement orchestral que l’on voit mal comment la technique de l’époque aurait pu valablement en venir à bout…

Dans l’ensemble à télécharger : les fichiers en haute définition (192-24), les mêmes en qualité CD (44-16), le livret en français, celui en anglais. Pour ceux qui voudraient graver un compact à partir des fichiers téléchargés, nous avons également inclus une couverture et une jaquette, à imprimer pour garnir le boîtier plastique. Nous publions parallèlement une autre actualité, pour vous aider à réaliser cette opération.

Du téléchargement au compact-disc

Nous savons que certains d’entre vous hésitent à procéder aux téléchargements proposés dans notre boutique en ligne.

Nous ne pouvons que vous inciter à sauter le pas, en réalisant — si c’est votre souhait — un compact-disc que vous classerez dans votre discothèque.

Première étape : téléchargez les fichiers (tous ou au choix) en validant votre commande. Si vous n’êtes pas équipé en « haute définition », qui ajoute un plus au rendu sonore, vous disposerez des fichiers en “qualité CD”, en 44-16, donc loin de toute définition au rabais (type mp3).

Et n’oubliez pas que tant que vous êtes adhérent et que le produit est disponible, vous pouvez toujours avoir accès à votre commande (dans “Mon profil”), et recommencer le téléchargement.

En principe tous les ordinateurs permettent de graver un CD vierge (par exemple Windows Media Player sur Windows, Apple Music sur Mac). Vous le ferez à partir des fichiers 44-16, en mettant à la suite les uns des autres les 4 fichiers qui reprennent chaque mouvement.

Vous trouverez également dans le pack deux fichiers pdf à imprimer : la couverture et le dos. Vous n’aurez plus qu’à garnir le boîtier plastique.

Une difficulté ? Envoyez un mail à : contact@furtwangler.fr

Détour par l’Écosse

À l’hiver 1935, Furtwängler emmène son Philharmonique de Berlin pour un long périple, avec notamment dix concerts en Grande Bretagne. La carte ci-dessous, avec un chiffre-repère par jour, dresse l’itinéraire de la tournée.

Faisons une halte à Édimbourg, pour télécharger le programme de la soirée donnée à l’Usher Hall.

Harold Holt, l’impresario qui a assuré la tournée, était l’un des grands de la vie musicale britannique. Son fond a été repris dans ce qui aujourd’hui Askonas-Holt, l’une des plus importantes et réputées agences au monde.

Un « grand » Bruckner pour commencer l’année

Parmi les CD édités par la SWF, il en est un qui est épuisé, celui de la 7e Symphonie de Bruckner, enregistrée le 18 octobre 1949 par le Philharmonique de Berlin.

Cela manquait. Aussi la SWF va vous proposer ce document en téléchargement « haute définition », avec également, comme toujours, les fichiers en format CD, les livrets numériques (français et anglais), et  — pour vous permettre de conserver un compact dans votre discothèque si vous le souhaitez — de quoi imprimer la couverture et le dos d’un boîtier plastique.

Pour cette lecture exceptionnelle de la symphonie de Bruckner la plus jouée par Furtwängler — avec la Quatrième — il fallait partir d’un document irréprochable. Warner Classics a mis à notre disposition les fichiers numérisés par Abbey Road Studios (ex-EMI studio), à partir d’une copie de la première source (Pathé-Marconi), qui n’a pas pris une ride.

À partir de cette base, Christophe Hénault a établi un master respectant l’incroyable dynamique originelle, la splendeur de l’orchestre, pourtant capté — hors public —, dans ce qui était alors la salle de répétition des Berliner, le Gemeindehaus de Berlin-Dahlem, aux dimensions limitées…

Ce produit sera disponible le 30 janvier, au prix habituel de € 8,00.

Furtwängler et ses Berliner au Gemeindehaus de Berlin

Retour en arrière

Le Furtwängler Centre of Japan aurait-il lu l’article, du 4 janvier, que nous avons consacré à la publication du coffret Beethoven ?

Toujours est-il que le site de nos confrères japonais annonce le retrait de la vente de ce produit, indiquant la raison : Egmont serait un ‘faux’, ce qui n’est pas tout à fait exact. En fait il s’agit de l’enregistrement du concert du 4 septembre 1953 à Munich, que nous avions réédité sur un compact en 1989 (visuel ci-dessous). Mais le son de la source japonaise est à ce point précaire qu’il était difficile de faire le rapprochement. Henning Smidth l’a fait ; merci à lui. Ajoutons que la toux d’une auditrice, présente au même moment sur les deux sources, achève la démonstration.

Le coffret devrait ressortir, mais débarrassé de l’ouverture litigieuse.

Nous invitons les intéressés à suivre cette réédition directement sur le site du WFCJ.

La nouveauté japonaise

Le Wilhelm Furtwängler Centre of Japan édite un coffret de 3 CD consacré à Beethoven avec le BPO. WFHC-044/6

CD 1 : 6e et 5e symphonies enregistrées au Titania le 25 mai 1947 ;
CD 2 : Egmont et la 5e enregistrés à la Maison de la radio le 27 mai 1947. Ce CD est complété par un inédit : Egmont de septembre 1948 avec le VPO ;
CD 3 : 6e et 5e symphonies, au Titania le 23 mai 1954.

Il y a un livret assez documenté, avec notamment un texte d’Henning Smidth, et les facsimilés (taille CD !) des programmes d’un des concerts de 1947 et de 1954.

Faisons déjà le point sur l’inédit. Le coffret annonce Egmont, VPO, 24 septembre 1948, à Vienne. Certes cette captation était recensée, mais était considérée comme douteuse. Certains indiquaient qu’il s’agissait du concert du VPO à Munich du 4 septembre 1953… Henning Smidth, dans son texte, livre une explication très sensée et qui nous paraît pouvoir être retenue. Compte tenu de l’acoustique, il s’agirait de la captation de l’un des concerts de la série Beethoven du VPO à l’Albert Hall de Londres (dont est issue la 2e Symphonie), ce qui la daterait du 28 septembre 1948.
Quoi qu’il en soit on reconnaît bien la main de Furtwängler, malheureusement dans un son assez mauvais (bruit de fond, drop out, pleurage, saturations…). Et pour ne rien arranger, il manque le début, environ 15 sec. — ce qui n’est pas indiqué sur le boîtier ! — d’où une certaine déception.

En ce qui concerne les concerts de 1947 — qui marquent le retour de Furtwängler au pupitre — nous avions déjà et principalement :
– le 25 mai : édition de la Société allemande (TMK 008080) ;
– le 27 mai : édition DGG, en LP depuis le début des années 60.
Et pour le concert de 1954 : Société allemande, Tahra, Audite…

Le WFCJ annonce la couleur : ils ont calé la vitesse de la bande sur le diapason à 443 Hz. La direction de la SWF ne partage pas ce point de vue. Certes le BPO est aujourd’hui à 443, mais Karajan est passé par là… À l’époque de Furtwängler, le La de référence était à 440 Hz.

Le prix est de 6500 Yens (hors frais d’envoi), soit environ € 47,00.

Le site du WF Centre of Japan : http://furt-centre.com/english/eindex.htm

Et le mail : info@furt-centre.com