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19 septembre 2018

La mise en ligne du facsimilé du programme du concert de Berlin du 7 février 1943 (Sibelius, Brahms) est l’occasion de rappeler que les concerts d’alors dans la capitale du Reich n’avaient plus guère de grands solistes à afficher.

Ils étaient ailleurs : à l’étranger pour ceux qui s’étaient exilés, cantonnés dans leurs pays occupés (encore que quelques uns firent le voyage…), ou n’osant plus fréquenter une ville où brillaient plus les flammes des incendies que les stars de la musique…

13 septembre 2018

Dans cinq semaines paraîtra notre nouvelle production en téléchargement, après la Neuvième de 1942 et l’Eroica de 1952 qui vient d’être mise en ligne.

Cette nouvelle référence (SWF D03) : le Requiem allemand de Brahms, donné à Stockholm en novembre 1948.

Les connaisseurs le savent : nous n’avons que trois témoignages de l’interprétation par Furtwängler de ce chef-d’œuvre. Il y a plus de vingt ans la SWF a réédité le concert de Lucerne de 1947 ; magnifique et émouvante lecture, mais qui exige des auditeurs « les oreilles de la foi », tant le son demeure précaire. Oublions l’enregistrement, d’ailleurs incomplet de Vienne 1951 : aucun des intervenants ne semble à son plus haut niveau. Reste la captation du concert à Stockholm du 19 novembre 1948  — 3e concert de la série. Cela fait plus de quarante ans que nous la connaissons, ou plutôt que nous croyons la connaître au travers de rééditions qui vont de l’immonde au tout juste acceptable. Il fallait bien que la SWF s’y attelle, mais à la condition de se montrer exemplaire pour qu’enfin vous puissiez apprécier à sa juste valeur la grandeur de cette interprétation.

  le Konserthuset en 1948

Pour ce faire, nous avons demandé à la Radio suédoise une copie haute définition de son archive. Elle a ensuite été confiée au studio Art et Son — Christophe Hénault —, qui, par delà un savant travail de réduction du bruit de fond et une équalisation respectueuse des timbres, a laissé s’épanouir le son avec, notamment, une dynamique phénoménale et jamais reproduite, et une transparence qui met en valeur les chœurs. Le Requiem allemand est avant tout une œuvre vocale, et les chœurs préparés avec soin par Johannes Norrby le rappellent à tout moment, secondés par un orchestre attentif, avec l’apport de deux excellents solistes, il est vrai assez peu connus hors des frontières de la Suède : Kerstin Lindberg-Torlind et Bernhard Sönnerstedt.

C’est dans ce genre de réédition que la haute définition, 24/96, se justifie pleinement, en mettant en relief d’infimes détails, mais qui donnent la vie à la texture musicale. Ceci étant, le pack numérique inclut également les mêmes fichiers en « format CD ».

Deux correspondants suédois, Nils-Göran Olve, fils d’un violoniste de l’orchestre qui participa à ces soirées, et Göran Söderwall, membre de la SWF, se sont offerts pour rédiger l’un des plus complets livrets que nous ayons jamais présentés. Non seulement ils dressent le tableau des rapports de Furtwängler avec l’Orchestre et le contexte de ces soirées, mais ils nous ont traduit l’intégralité des articles de presse dithyrambiques parus au lendemain du concert !

Nous avons ajouté la biographies des intervenants, la liste des musiciens de l’orchestre, les textes trilingues du Requiem, et un fac-similé du programme. Le livret est proposé en deux versions, française  et anglaise, agrémenté d’une iconographie rare.

Pour aboutir à ce résultat, nous avons pu compter sur l’aide de l’Orchestre Philharmonique Royal de Stockholm et du Chœur, qui ont répondu avec beaucoup de générosité à nos sollicitations. Avec la Radio suédoise et nos deux correspondants suédois, qu’ils soient ici remerciés.

8 septembre 2018

Une fois, une seule fois Furtwängler s’est risqué à la mise en scène. C’était le lot habituel d’Heinz Tietjen, metteur en scène ET chef d’orchestre, intendant de l’opéra national et grand prêtre à Bayreuth, cela deviendra coutumier avec le Karajan des années 60.

Cela se passait en janvier 1943 à Vienne : Furtwängler y dirigea quelques représentations de Tristan et Isolde, avec Max Lorenz et Anny Konetzni. Déjà, trois ans auparavant, il avait obtenu que l’on sortît des réserves les beaux décors qu’Alfred Roller avait signés pour la production de Mahler en 1903. Mais de là à succéder à Wymetal ou Tietjen… Un chose est sûre : lorsque Tristan fut repris à la fin de la même année, le nom de Wymetal réapparut sur le programme. À chacun son métier.

En tout cas, les journaux de l’époque n’avaient pas manqué le spectacle (clic sur l’article pour l’agrandir).

 

3 septembre 2018

Furtwängler a toujours considéré comme un devoir de servir la musique de son temps. Il y a Strauss ou Pfitzner pour les anciens, Hindemith ou Bartok pour les jeunes. Et puis il y a les autres, tous ceux à qui la fortune a ou n’a pas souri. Qui se souvient de Frommel, d’Hessenberg ou même de Braunfels ?… Alors, pour savoir au moins de quoi l’on parle, la SWF vous propose un panorama de tous ces compositeurs (il en manque quelques-uns à l’appel, on le sait) avec un « trombinoscope », une courte évocation et la liste des exécutions par Furtwängler.

Soixante-douze compositeurs… Cliquez sur le visuel pour les découvrir.

30 août 2018

Nous l’avons annoncé début juillet.

Nous mettons en ligne, sur notre boutique et ce jour, le nouveau produit numérique, qui porte la référence SWF D02. Il s’agit le l’Eroica donnée par le Philharmonique de Berlin le 8 décembre 1952, avec l’ouverture du Freischütz qui débutait le concert. Sans doute l’interprétation de la Symphonie n°3 la plus grandiose, au caractère sombre qui marque également le Weber.

La différence avec le CD paru il y a deux ans et maintenant épuisé ? Un son beaucoup plus fouillé grâce à la haute définition (24/96). Des détails qui réapparaissent. Au prix de 8 €, même ceux qui ont acquis le CD seront conquis !

Il est disponible sur la boutique.

24 août 2018

Alexandre Scriabine est un bien curieux personnage et son œuvre n’en finit pas de poser bien des questions. Qu’a-t-il voulu démontrer avec son Poème de l’extase ? La partition, qui mobilise un très gros orchestre, oscille entre un mysticisme empreint de théosophie et un érotisme torride.

Furtwängler, et c’est son unique incursion sur le territoire de ce compositeur, a inscrit l’œuvre au programme du deuxième concert de sa toute première saison comme successeur de Nikisch à la tête des Concerts philharmoniques de Berlin. Mais pour bien rassurer son fidèle public d’abonnés, il a pris soin de la faire suivre du Concerto pour piano de Schumann et de la Deuxième de Brahms. Et il a engagé l’un des très grands du piano de cette époque, Carl Friedberg (photo).

Voici le facsimilé du programme (32 pages !), consultable également à partir de la page « Demandez le programme ».

18 août 2018

Quand on vous dit que les vacances ne sont pas tout à fait terminées : les commandes passées à partir de ce jour ne seront traitées qu’à partir du 1er septembre. Donc, un  peu de patience.

16 août 2018

Cela a beau être la rentrée de vos webmasters attentionnés, ils ont la tête encore en vacances… Alors nous nous contenterons de reprendre un classique de l’été : les festivals. Et rendons-nous à Bayreuth, en 1936, pour voir Furtwängler à l’œuvre (en chemise et sans cravate !). Jamais un chef n’a eu autant à y faire la même année : le Ring, Parsifal, Lohengrin….

Que répète-t-il ? Disons qu’il répète ; c’est déjà bien assez pour un 15 août.

20 juillet 2018

Les rédacteurs de ce site prennent un peu de repos, de distance, de recul… bref, vous abandonnent et vous donnent rendez-vous après le 15 août pour de nouveaux projets.

Que ce soit à la mer ou à la montagne — comme Furtwängler à Saint-Moritz —, Bonnes vacances !

12 juillet 2018

Qu’est-ce qui rapproche les trois compositeurs inscrits au programme du Philharmonique de Vienne les 18, 19 et 20 décembre 1948 ? Il sont tous viennois… sans l’être vraiment. Josef Marx vient de Graz, mais est viennois d’adoption, comme l’est le hambourgeois Brahms. Quant à Richard Strauss, il se partage entre Garmisch en Bavière et Vienne.

Mais un autre aspect — anecdotique ? — ressort de ce programme : Furtwängler a accompagné bien des solistes tout au long de sa carrière, pianistes, violonistes, violoncellistes, mais rarement des vents.  Une fois n’est pas coutume : un hautbois est à l’honneur à ce concert. Et c’est celui d’Hans Kamesch.

Le programme est en accès ici, et depuis la page « Demandez le programme ! »

 

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