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17 avril 2019

1953 : le temps est loin où presque chaque concert berlinois de Furtwängler affichait un soliste, instrumental ou vocal.

Et il était loin le temps où tous les grands noms défilaient sous sa baguette. À côté du violoniste Yehudi Menuhin, les rois de l’archet se font rares, et seul Wolfgang Schneiderhan semble avoir bénéficié des faveurs du chef à plusieurs reprises.

On retrouve cet ancien Konzertmeister viennois dans un concert que l’on connaît bien : celui du 17 mai 1953, et son interprétation du Concerto de Beethoven a figuré longtemps au catalogue de Deutsche Grammophon.

En ligne : le facsimilé

    

11 avril 2019

D’ici les célébrations du cinquantenaire de la SWF, nous postons des souvenirs de « grands anciens » de l’association.

Erreur sur la personne

Je ne suis pas le plus ancien : seulement trente-trois ans de SWF… Lorsque j’y suis arrivé, il m’a semblé opportun de mettre en avant un aspect de Furtwängler quelque peu négligé : le compositeur. En 1989, pour les vingt ans de la SWF, l’association organisa une grande soirée Furtwängler qui vit la création française de la Seconde Sonate pour violon et piano. Des membres de la famille Furtwängler, Elisabeth en tête, avaient spécialement fait le voyage.

À cette occasion nous avions remis « cérémonieusement » à Dagmar Bella-Sturli (1920-1999), l’une des filles de Furtwängler, pianiste et professeur à Vienne, « son » disque, autrement dit notre vinyle comprenant l’enregistrement de concert du Concerto pour deux pianos de Mozart, concert où elle était la partenaire de Paul Badura-Skoda, tous deux accompagnés par le Philharmonique de Vienne dirigé par son papa (8 février 1949). Nous avions édité ce disque sur la base d’une bande d’archive acquise (pas gratuitement…) auprès de Badura-Skoda.

Le lendemain, elle vint déjeuner à la maison avec Elisabeth et Andreas. Je lui mis à écouter son disque. Elle sourit et nous déclara : « Mais ce n’est pas moi… je me souviens très bien : j’étais au premier clavier, Paul au second ; or je reconnais bien ici la main de Paul, mais au premier piano…, ce nest pas moi qui joue. »

Ajoutons à cela qu’il nous était toujours apparu curieux que cet enregistrement soit de d’aussi bonne qualité pour l’époque et que, par miracle, aucun auditeur n’ait été enrhumé en cet hiver 1949 ! On s’était bien fait avoir…

J’avais l’air fin ! Je ne sais plus par quelle pirouette je m’en suis sorti, maudissant un certain pianiste…

Stéphane Topakian

PS : Ce « faux » Furtwängler a été identifié depuis : Badura-Skoda a pour colistier Jörg Demus, Hans Swarowsky tenant la baguette.

5 avril 2019

Les chefs actuels vont bientôt diriger en jean et t-shirt. Il est loin le temps des chemises à plastron et des faux cols… Il en fallait du temps pour assembler tout ça.

« Et puis il a fallu se mettre en habit… et les embêtements vestimentaires peuvent fâcheusement influencer un artiste superstitieux… »
(Charles Munch : Je suis chef d’orchestre, Ed. du Conquistador, 1954)

Furtwängler dans les coulisses. Concert à Munich, Deutsches Museum, avec le Philharmonique de Berlin, début des années 30. (Archives des Berliner Philharmoniker)

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