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Si vous avez l'information d'une actualité à faire partager aux membres de la SWF et à tous les internautes (parution de disques ou de livres, événement, concert, etc.), n'hésitez pas à nous en faire part, en envoyant un mail à : site@furtwangler.fr
31 octobre 2018

En octobre 1947, Furtwängler dirige son premier opéra depuis plus de trois ans ! Et c’est Tristan und Isolde au Staatsoper de Berlin, ensemble qui s’est établi à l’Admiralspalast, après la destruction de l’opéra « Unter den Linden ».

Il est bien secondé, par des chanteurs qui lui sont acquis comme Ludwig Suthaus, Erna Schlüter ou Gottlob Frick, mais aussi par une femme metteur en scène qui connait fort bien l’univers wagnérien, la soprano Frida Leider. Quant au décorateur Lothar Schenk von Trapp, il est l’un de ceux qui ont apporté du sang neuf dans la scénographie. Et puisque l’enregistrement nous est parvenu de cette soirée du 3 octobre, mais sans le 1er acte, on se contentera pour celui-ci de l’image : le décor du navire de Tristan.

Le facsimile du programme révèle aussi la situation économique berlinoise de l’époque : ce n’est qu’un quatre-pages un peu pauvre…

25 octobre 2018

Nous disposons de la liste des concerts de Furtwänger, quasiment complète. Mais nous disposons aussi, par la documentation en ligne ou par l’acquisition de documents, de programmes imprimés. Et c’est parfois la surprise, celle d’un changement de programme au dernier moment. Ainsi en va-t-il d’un concert à New York, où Furtwängler déclara forfait pour une œuvre… Le motif ? Lisez le document pdf joint et vous serez assez étonné.

19 octobre 2018

Nous l’annonçons depuis plus d’un mois ; c’est aujourd’hui qu’est proposé sur notre site, en téléchargement et pour nos adhérents, un monument de la discographie de Furtwängler : le Requiem allemand de Brahms, tel que capté par la Radio suédoise le 19 novembre 1948.

Enfin restituée en haute définition, avec une dynamique exceptionnelle et une clarté de son qui permet d’entendre tous les détails, voici une interprétation toute en profondeur élégiaque. Les critiques, dont les traductions sont reproduites dans le livret, insistent sur la sérénité du sage qui se dégage de la lecture de Furtwängler. Certes, il n’écarte pas le caractère spectaculaire de certains passages (dans les 2nd et 6e mouvements notamment), mais cette immense cantate funèbre prend sa véritable dimension dans les passages « doux » comme les mouvements médians. Et quant au final, il est une porte ouverte sur un au-delà re-conciliant avec la mort.

Nous insistons sur l’aspect unique de cette production, non seulement en raison de la haute définition, mais tout autant pour l’environnement éditorial sans pareil : le fac-similé du programme et un livret très complet et documenté, pour lequel nous remercions une fois de plus nos amis suédois.

14 octobre 2018

La préparation de l’édition (mise en ligne le 19 octobre) par la SWF du Requiem allemand de Stockholm est aussi l’occasion de faire un petit point sur les exécutions de ce chef-d’œuvre sous la baguette de Furtwängler.

Quelques surprises au gré des recherches :
— s’il a donné l’ouvrage un bon nombre de fois à Vienne, ce fut toujours avec le Symphonique (ou son ancêtre), jamais avec le Philharmonique,
— Il l’a peu donné à Berlin, alors qu’il y disposait d’un de ses chœurs favoris, celui de Bruno Kittel,
— Sa position au sein de la Brahms Gesellschaft lui a permis de programmer trois fois le Requiem lors de grands festivals Brahms : Heidelberg en 1926, Iéna en 1929 et celui du centenaire, à Vienne en 1933,
— Il n’a jamais gravé l’œuvre au disque, Walter Legge (EMI) lui ayant préféré Karajan après les exécutions à Lucerne et Vienne en 1947. Heureusement, il y a les enregistrements radio.

Nous vous livrons une petite étude comportant la liste de ces concerts, une biographie succincte de tous ses solistes, et un aperçu plus détaillé de l’exécution à Iéna en 1929.

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