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Si vous avez l'information d'une actualité à faire partager aux membres de la SWF et à tous les internautes (parution de disques ou de livres, événement, concert, etc.), n'hésitez pas à nous en faire part, en envoyant un mail à : site@furtwangler.fr
6 novembre 2019

Furtwängler « en concert », on connait ! Pensez-donc, il en a dirigé plus de 3000 ! Mais, Furtwängler « au concert », autrement dit assistant à un concert, on en a, en définitive, peu de témoignages.

En voici un visuel : un concert privé à Berlin en 1936, au cours duquel Maria Reining donna un récital de Lieder de Brahms.

Après une conversation avec son ami, André François-Poncet — notre ministre français à Berlin —, Furtwängler a pu s’installer confortablement pour goûter, côté public pour une fois, à l’art d’un interprète.

31 octobre 2019

Le 19 fut donc une grande journée, celle marquant les cinquante ans de la SWF.

Nous reviendrons ultérieurement sur l’Assemblée générale, en vous livrant son compte-rendu.

Ce cinquantenaire fut l’occasion d’un concert exceptionnel, qui restera certainement gravé longtemps dans les mémoires des auditeurs. Le Varian Fry Quartett, qui faisait ses débuts en France, s’est révélé de premier plan. À la demande des musiciens, l’ordre du concert a été modifié : Schubert – Beethoven – Ravel. L’ampleur du son, la justesse d’intonation, les lectures abouties des partitions, l’investissement total des instrumentistes ont été particulièrement salués.

Comme annoncé dans le programme (reproduit à la page ‘Concerts’), le concert a fait l’objet d’un enregistrement, qui devrait être disponible en streaming pour les adhérents d’ici la fin de l’année.

 

26 octobre 2019

N’allez pas imaginer Furtwängler en tenue de jogging arpentant le bois de Vincennes. Plus simplement, entouré de quelques officiels, il participa à une cérémonie autour d’un monument entouré de mystère et totalement ignoré des Vincennois et de leurs voisins parisiens.

Pour connaître cette histoire peu banale.

21 octobre 2019

La première conférence de la saison — voir la page avec les détails — sera consacrée à un orchestre cher entre tous aux oreilles des furtwänglériens : le Philharmonia de Londres, l’orchestre du Tristan de 1952.

Ce sera aussi l’occasion de retrouver notre conférencier favori, Sami Habra.

Ce mercredi 23 octobre à 20h.

19 octobre 2019

Il y a un mois nous publiions le facsimilé du concert des Berlinois à Essen, le 11 mai 1951. C’était l’avant-dernière étape de leur tournée, qui s’acheva le lendemain à Münster. On pouvait espérer un peu de repos pour Furtwängler, sur les routes depuis plus d’un mois ! Pas du tout : il enchaîne avec un concert d’abonnement du Philharmonique de Vienne, les 19 et 20 du même mois. En voici le facsimilé.

Et ne croyez pas qu’il s’en tient à un programme « bateau » : certes, on y entend la Cinquième de Beethoven, mais précédée de l’Ouverture Scapino de Walton et de la Symphonie en ré de Franck !

Les microphones que l’on voit sur la photo ci-dessus, prise le 19 mai, ont bien retransmis le concert, mais la radio, Rot-Weiss-Rot, ne semble pas l’avoir conservé…

12 octobre 2019

Nous l’annonçons depuis longtemps, et nous sommes passés du rêve au projet, et du projet à la réalité : le cinquantenaire de la SWF sera célébré le samedi 19 octobre.

Si vous avez perdu le fil, retrouvez les infos sur ce site, et notamment sur la page consacrée au concert public.

Il est encore temps de se joindre à nous.

À tout bientôt.

5 octobre 2019

Voici disponible le nouveau produit de la SWF : le téléchargement (haute définition et format CD) du concert Schubert que Furtwängler et ses Viennois donnèrent au Konserthuset de Stockholm le 12 mai 1943.

Nous n’avons pas tout le concert. Manquent l’Ouverture de Rosamunde, le mouvement lent de l’Inachevée et une bonne partie du bis : La Valse de l’Empereur de Strauss. Mais le principal est bien là : la 9e, la ‘Grande’, magnifiée par une interprétation très viennoise dans le style, une exécution hors paire, et surtout un aspect détendu. Nous sommes loin de Berlin et de sa 9e très noire, des affres d’une nation en guerre : les musiciens semblent retrouver la paix dans un pays que sa neutralité a tenu écarté de l’agitation sombre de ces années.

Mais tout autant devons-nous insister sur l’excellence du rendu sonore. La Radio suédoise, qui nous a fourni une copie de son archive, faisait bien les choses, et — mis à part un léger bruit de fond (archivage sur des disques à gravure direct 33t/40 cm) — nous bénéficions d’une captation qui rend justice au phrasé, à l’incroyable dynamique, aux couleurs fruitées des bois, à l’opulence des cuivres, au chatoiement des cordes.

Jamais aucune publication de ce concert n’avait atteint un tel niveau, et le mérite en revient notamment au Studio Art et Son (Christophe Hénault). L’édition reprend, pour le livret (un en français, un en anglais), le très beau texte rédigé par le regretté Lee Schipper pour la première publication en vinyle, ainsi que des articles de presse parus dans les journaux autrichiens à l’occasion de ce voyage nordique de 1943.

1 octobre 2019

ProQuartet — la principale association consacrée à la musique de chambre et notamment au quatuor — nous apporte son soutien dans la mise en avant de notre concert du 19.

Chaque année, l’association ProQuartet – Centre européen de musique de chambre investit les lieux les plus emblématiques de  la capitale dans le cadre de Nuit Blanche à Paris.

Cette année encore, les meilleurs ensembles internationaux tels que les Quatuors Agate, Piatti, Harold, Elmire, Kuss, Arod, Yako, Mona, Cheng, Maurice et Tchalik interprèteront des chefs d’œuvre du répertoire d’hier et d’aujourd’hui lors de la Nuit du Quatuor. Dans une ambiance intime et irréelle, le public pourra profiter gratuitement de ces concerts au sein de la mythique salle des Nymphéas de Claude Monet au Musée de l’Orangerie. Cette année, le public pourra écouter en avant première 3 œuvres inédites, composées par les élèves de la classe de composition du Conservatoire de Paris.

Accès : Musée de l’Orangerie – Jardin des Tuileries – Place de la Concorde, Paris

Brochure Nuit du Quatuor 2019

Mais ProQuartet c’est aussi la Nuit du trio.

27 septembre 2019

L’Assemblée générale ordinaire de la SWF se tiendra le 19 octobre prochain à 16h30 au Centre universitaire Malesherbes, 108 bd Malesherbes, Paris. Vous trouverez la convocation, avec l’ordre du jour, et le coupon-réponse dans la rubrique Convocations et comptes-rendus de notre site.

Une innovation : plus de coupon-réponse à renvoyer par la poste. Un formulaire électronique vous permet de répondre à la question de votre présence, et de donner une procuration à un autre membre si vous ne pouvez pas venir. Ce formulaire est lui aussi sur la page ‘Convocations et comptes-rendus’.

Comme déjà annoncé, cette Assemblée générale du Cinquantenaire est suivie par un concert à la Salle Cortot, toute proche du lieu de notre AG. Lire les informations concernant ce concert.

ATTENTION : Le Centre Malesherbes étant un établissement public, l’accès y est contrôlé, et nous vous recommandons vivement de renvoyer le coupon-réponse pour faciliter votre passage.

 

21 septembre 2019

D’ici les célébrations du cinquantenaire de la SWF, nous postons des souvenirs de « grands anciens » de l’association.

Une belle histoire

On ne raconte pas l’ineffable, dit-on, mais je vais tout de même m’y essayer.

J’avais treize ans (1961) quand le film Aimez-vous Brahms… sortit sur les écrans. Sur le film, rien. Mais mes parents m’avaient offert pour mes dix ans un électrophone Teppaz. Et mon frère qui avait vu le film, puisqu’il en avait lui le droit, m’offrit la 3e Symphonie de Brahms par les Berliner Philharmoniker dans l’enregistrement du 13 décembre 1949. C’était l’hiver et cela s’entendait. Les antibiotiques n’étaient sans doute pas encore (trop) à la mode. Qu’importe, la direction m’avait subjugué.

À partir de ce jour, tout ce qui existait avec Furtwängler ne pouvait m’échapper. Je passais mon temps chez les disquaires à inventer des trésors.

Un peu plus tard en 1969 je pris la décision de contacter les admirateurs du grand chef, il devait bien y en avoir d’autres, mais j’ignorais à quel point ! Je décidais donc d’écrire aux revues musicales en vogue à l’époque, Diapason, Harmonie et autres, afin d’y rechercher les âmes sœurs qui (cela se pouvait-il ?) auraient eu la même admiration que moi pour Furtwängler.

Cette même année, alors que mes courriers sont en bonne voie d’achèvement, sur France Musique Pierre Massé annonce la naissance, à Bordeaux, d’une Société Wilhelm Furtwängler et nous offre la face B de la 5e Symphonie de Beethoven. Je m’en souviens encore. À écouter « à genoux », dit-il.

Mes courriers jetés je m’empressais d’adhérer à celle qui allait combler mes rêves en me faisant découvrir tout (ou presque) de l’illustrissime chef. J’y ai connu Sami et j’en suis encore parfois à me demander si je n’allais pas aux conférences de le SWF d’abord pour son esprit. Et le tant regretté et sympathique Benoît Lejay. Et puis tous ces chefs-d’œuvre !

Aujourd’hui j’anime une émission sur l’une des dernières radios libres de France et j’y passe de temps en temps des œuvres dirigées par Furtwängler, ou au piano, voire même ses compositions. Mais pas trop souvent. J’en garde jalousement certaines qui ne sont que pour moi. Celles qu’on emporterait sur l’île déserte.

Merci à la Société Wilhelm Furtwängler d’avoir existé.

Michel Ponte (août 2019)

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