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21 septembre 2019

D’ici les célébrations du cinquantenaire de la SWF, nous postons des souvenirs de « grands anciens » de l’association.

Une belle histoire

On ne raconte pas l’ineffable, dit-on, mais je vais tout de même m’y essayer.

J’avais treize ans (1961) quand le film Aimez-vous Brahms… sortit sur les écrans. Sur le film, rien. Mais mes parents m’avaient offert pour mes dix ans un électrophone Teppaz. Et mon frère qui avait vu le film, puisqu’il en avait lui le droit, m’offrit la 3e Symphonie de Brahms par les Berliner Philharmoniker dans l’enregistrement du 13 décembre 1949. C’était l’hiver et cela s’entendait. Les antibiotiques n’étaient sans doute pas encore (trop) à la mode. Qu’importe, la direction m’avait subjugué.

À partir de ce jour, tout ce qui existait avec Furtwängler ne pouvait m’échapper. Je passais mon temps chez les disquaires à inventer des trésors.

Un peu plus tard en 1969 je pris la décision de contacter les admirateurs du grand chef, il devait bien y en avoir d’autres, mais j’ignorais à quel point ! Je décidais donc d’écrire aux revues musicales en vogue à l’époque, Diapason, Harmonie et autres, afin d’y rechercher les âmes sœurs qui (cela se pouvait-il ?) auraient eu la même admiration que moi pour Furtwängler.

Cette même année, alors que mes courriers sont en bonne voie d’achèvement, sur France Musique Pierre Massé annonce la naissance, à Bordeaux, d’une Société Wilhelm Furtwängler et nous offre la face B de la 5e Symphonie de Beethoven. Je m’en souviens encore. À écouter « à genoux », dit-il.

Mes courriers jetés je m’empressais d’adhérer à celle qui allait combler mes rêves en me faisant découvrir tout (ou presque) de l’illustrissime chef. J’y ai connu Sami et j’en suis encore parfois à me demander si je n’allais pas aux conférences de le SWF d’abord pour son esprit. Et le tant regretté et sympathique Benoît Lejay. Et puis tous ces chefs-d’œuvre !

Aujourd’hui j’anime une émission sur l’une des dernières radios libres de France et j’y passe de temps en temps des œuvres dirigées par Furtwängler, ou au piano, voire même ses compositions. Mais pas trop souvent. J’en garde jalousement certaines qui ne sont que pour moi. Celles qu’on emporterait sur l’île déserte.

Merci à la Société Wilhelm Furtwängler d’avoir existé.

Michel Ponte (août 2019)

15 septembre 2019

C’est un fait : à partir du milieu des années 20, et sous l’impulsion de Furtwängler, son Philharmonique de Berlin va mener un politique de tournées. En principe, deux par an : la tournée d’hiver à destination de l’Allemagne du nord, des Pays-Bas et de la Grande Bretagne, celle du printemps vers l’Allemagne du sud et de l’ouest, l’Italie, la Suisse et la France. Et ne croyez pas qu’il irrigue ainsi que de grandes métropoles. Non, s’il n’écarte pas les grandes étapes, il n’en oublie pas les villes de moyenne importance. Son successeur fera table rase de cet apostolat…

Au printemps 1951, les Philharmoniker partent pour un mois ! Et ils s’arrêtent à Essen, où une toute nouvelle salle les attend — l’ancienne a été détruite pendant la guerre.

Voici le facsimilé du programme.

9 septembre 2019

InformationsBilletterie

Nous en parlons sur ce site depuis plusieurs mois : le cinquantenaire de la SWF sera notamment marqué par un concert public exceptionnel, le 19 octobre prochain à Paris.

Vous trouverez sous ce lien l’information complète sur ce concert.

Vous pouvez d’ores et déjà vous procurer les billets pour ce concert sur la page Boutique.
Trois tarifs :
– le tarif normal à 25 €
– le tarif jeune/étudiant à 15 €
– un tarif ‘mécène’, à 70 €, qui permet aux adhérents qui le souhaitent de soutenir notre action. Votre nom figurera sur le programme au chapitre des soutiens, pour autant que nous le sachions avant le 12 octobre.

Ce concert est public, et

la billetterie est ouverte à vous tous qui consultez ce site !

 

6 septembre 2019

Il n’en faut pas beaucoup pour faire remonter à la surface un événement caché.

Il suffit par exemple d’un minuscule bout de papier — un billet de concert — pour faire ressurgir un concert de Furtwängler qui n’était recensé ni sur la liste Trémine, ni même sur sa source pour Berlin, la volumineuse histoire du Philharmonique dressée par Peter Muck.

Le 24 janvier 1940, les Berliner Philharmoniker et leur chef donnaient un concert à Essen, le lendemain d’un concert à La Haye (dont le facsimilé du programme est sur le site de la SWF) et la veille de l’étape de cette tournée en la ville de Cologne.

Nous l’avons ajouté à la liste des concerts de notre site, malheureusement sans le détail du programme. Avis de recherche…

30 août 2019

Le travail sur le futur produit en téléchargement est presque achevé. Le studio Art et Son a nettoyé les fichiers reçus de la Radio suédoise : un peu de bruit de fond, mais acceptable, des ‘clics’, certains très audibles, qu’il a fallu retirer ‘à la main’, un son d’une belle égalité dans le spectre (manquait juste un peu de soleil dans l’aigu) et d’une dynamique généreuse.

Dans le même temps, le livret est en cours d’élaboration (et de traduction) :
– Le texte rédigé par le regretté Lee Schipper pour l’édition originale en LP il y a plus de trente ans,
– des coupures de presse de l’époque,
– la liste des Philharmoniker en 1943.

C’est dire que le bébé s’annonce bien. Voici un extrait sonore, pour vous mettre en appétit.

 

Sortie : début octobre.

24 août 2019

Le 19 octobre prochain le concert que la SWF organise pour marquer son cinquantenaire se tiendra Salle Cortot.

Connaissons-nous bien ce lieu chargé d’histoire ? Pas si sûr. Ci-joint une petite étude pour en savoir un peu plus.

 

18 août 2019

Nous sommes mi-août, et c’est la reprise : nous travaillons à ce qui se passera dans deux mois, le 19 octobre.

Ce jour-là, la SWF célébrera son cinquantenaire. L’assemblée générale sera suivie d’un concert, le tout sur fond de sortie d’un nouveau produit en téléchargement. D’ici deux semaines, vous verrez le bandeau en haut de cette page modifié : il renverra aux détails de ces manifestations.

D’ores et déjà, réservez votre journée du 19 octobre.

18 juillet 2019

Soixante-six. C’est le nombre d’actualités postées sur ce site depuis la rentrée 2018…

Cela mérite un peu de repos. Nous vous donnons rendez-vous à la mi-août.

16 juillet 2019

La SWF poursuit son travail de mise à disposition, en téléchargement, de documents sonores de première importance.

Après diverses parutions — dont surtout le Deutsches Requiem de Stcokholm (SWF D03) — l’automne verra la mise en ligne d’un nouveau document : le concert Schubert, donné par le Philharmonique de Vienne à Stockholm en 1943.

La SWF l’avait publié en vinyle, puis en CD. La satisfaction n’avait pas été totale : la valeur musicale des exécutions n’était pas en cause, mais le résultat technique, si. Les temps on changé : l’édition que nous allons vous proposer provient de l’exploitation de la source originelle, celle de la Radio suédoise, avec laquelle les rapports noués à l’occasion du Deutsches Requiem portent leurs fruits.

Comme pour le Requiem, c’est Christophe Hénault (Art et Son) qui est chargé du report et du travail sur le son. À vrai dire la qualité du document est assez exceptionnelle pour l’époque — un enregistrement magnétique ultérieurement reporté sur disques 33t pour archivage. Certes, il n’est pas exempt d’un léger bruit de fond, ou de clics qui vont être retirés, mais l’étendue du spectre sonore et la dynamique rendent justice à l’interprétation.

Nous disposons de l’intégralité de la 9e Symphonie, et du premier mouvement de l’Inachevée, ainsi que des premières minutes de la Valse de l’Empereur, donnée en bis. Le reste n’a pas été conservé, et notamment l’Ouverture de Rosamunde qui débutait le programme.

Une réaction s’impose : Furtwängler, dans ce havre de paix que représentait la Suède neutre de l’époque, se montre détendu, loin de la nervosité, voire la rage, qui marquent nombre de ses concerts berlinois ou viennois de l’époque.

13 juillet 2019

Évoquons ce qui fut la dernière création mondiale sous la baguette de Furtwängler.

Le chef a assuré un certain nombre de premières au cours de sa carrière. La récente étude Furtwängler et Schoenberg a évoqué l’une des plus tumultueuses, celle des Variations op. 31. Il en est une autre qui ne s’est pas opérée dans la douleur, mais qui est tout aussi emblématique : la création des Quatre derniers Lieder de Richard Strauss — peu après la disparition du compositeur —, le 22 mai 1950 à Londres, par Kirsten Flagstad. Furtwängler était à la tête du Philharmonia pour la toute première fois.

C’est le facsimilé du programme que nous vous proposons dans notre rubrique Demandez le programme !, et c’est notre fidèle adhérent Roger Smithson qui a signé le texte de présentation de ce document.

Il y répond à de nombreuses questions, sauf une : disposera-t-on un jour d’une bon enregistrement de ce concert ?…

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