Toutes les actualités

Si vous avez l'information d'une actualité à faire partager aux membres de la SWF et à tous les internautes (parution de disques ou de livres, événement, concert, etc.), n'hésitez pas à nous en faire part, en envoyant un mail à : site@furtwangler.fr
18 juillet 2019

Soixante-six. C’est le nombre d’actualités postées sur ce site depuis la rentrée 2018…

Cela mérite un peu de repos. Nous vous donnons rendez-vous à la mi-août.

16 juillet 2019

La SWF poursuit son travail de mise à disposition, en téléchargement, de documents sonores de première importance.

Après diverses parutions — dont surtout le Deutsches Requiem de Stcokholm (SWF D03) — l’automne verra la mise en ligne d’un nouveau document : le concert Schubert, donné par le Philharmonique de Vienne à Stockholm en 1943.

La SWF l’avait publié en vinyle, puis en CD. La satisfaction n’avait pas été totale : la valeur musicale des exécutions n’était pas en cause, mais le résultat technique, si. Les temps on changé : l’édition que nous allons vous proposer provient de l’exploitation de la source originelle, celle de la Radio suédoise, avec laquelle les rapports noués à l’occasion du Deutsches Requiem portent leurs fruits.

Comme pour le Requiem, c’est Christophe Hénault (Art et Son) qui est chargé du report et du travail sur le son. À vrai dire la qualité du document est assez exceptionnelle pour l’époque — un enregistrement magnétique ultérieurement reporté sur disques 33t pour archivage. Certes, il n’est pas exempt d’un léger bruit de fond, ou de clics qui vont être retirés, mais l’étendue du spectre sonore et la dynamique rendent justice à l’interprétation.

Nous disposons de l’intégralité de la 9e Symphonie, et du premier mouvement de l’Inachevée, ainsi que des premières minutes de la Valse de l’Empereur, donnée en bis. Le reste n’a pas été conservé, et notamment l’Ouverture de Rosamunde qui débutait le programme.

Une réaction s’impose : Furtwängler, dans ce havre de paix que représentait la Suède neutre de l’époque, se montre détendu, loin de la nervosité, voire la rage, qui marquent nombre de ses concerts berlinois ou viennois de l’époque.

13 juillet 2019

Évoquons ce qui fut la dernière création mondiale sous la baguette de Furtwängler.

Le chef a assuré un certain nombre de premières au cours de sa carrière. La récente étude Furtwängler et Schoenberg a évoqué l’une des plus tumultueuses, celle des Variations op. 31. Il en est une autre qui ne s’est pas opérée dans la douleur, mais qui est tout aussi emblématique : la création des Quatre derniers Lieder de Richard Strauss — peu après la disparition du compositeur —, le 22 mai 1950 à Londres, par Kirsten Flagstad. Furtwängler était à la tête du Philharmonia pour la toute première fois.

C’est le facsimilé du programme que nous vous proposons dans notre rubrique Demandez le programme !, et c’est notre fidèle adhérent Roger Smithson qui a signé le texte de présentation de ce document.

Il y répond à de nombreuses questions, sauf une : disposera-t-on un jour d’une bon enregistrement de ce concert ?…

9 juillet 2019

Nous attendions Warner, c’est DG qui nous prend par surprise.

Notre fidèle adhérent Jean-Luc Tardivat a été le premier à attirer notre attention sur l’importante parution de la rentrée prochaine : DG sort un coffret de 34 CD + 1 DVD, englobant tout ce que DG et Decca (qui fait partie du même groupe) a dans ses tiroirs depuis toujours, ou en tout cas depuis longtemps.

On retrouvera donc les Polydor d’avant-guerre, les enregistrements radio de la guerre, de Vienne ou Berlin — en concurrence pour ces derniers avec la récente parution des Berliner Philharmoniker (voir l’article) —, les quelques disques officiels DG ou Decca du début des années 50, que viennent compléter les enregistrements radio que ces deux labels ont exhumés depuis plusieurs décennies. Et, en sus, DG y inclut le DVD du film de Don Giovanni de Salzbourg 1954.

Avons-nous des raisons d’être satisfaits ? Bien entendu, tout furtwänglérien ne peut que se réjouir de constater que son chef préféré fait toujours l’objet d’une attention soutenue, et dans des conditions de prix sans précédent : 99,99 € !

Ceci étant, nous aimerions savoir quel travail de mastering a opéré DG ? Les Berliner — même en tenant compte de quelques réserves minimes — ont fait un véritable travail de fond, justifiant pleinement l’édition du coffret. Qu’en est-il de DG ? Certes il faut réserver notre jugement définitif — nous ne l’avons pas écouté — mais nous craignons que DG se soit contenté de compiler, simplement en plus grand, ce qui était déjà disponible.

Attendons donc quelques semaines.

5 juillet 2019

Où diable est passée la main de Furtwängler ?

Le 5 juin 1950, à Paris, au lendemain d’un concert, Wilhelm Furtwängler se retrouve dans une cuisine ou une arrière-boutique, où son bras droit — celui qui tient la baguette — est amplement enrobé de plâtre. Un moulage illustre !

Sauf que, nous avons eu beau chercher, la main de Furtwängler a disparu. La baguette aussi. Nous restent les enregistrements qu’elles ont dirigées. On fera avec.

30 juin 2019

Interview de Philipp Bohnen, premier violon du Varian Fry Quartett. 
Le Varian Fry Quartett est invité par a SWF à se produire à Paris le 19 octobre prochain pour le cinquantenaire de l’association.

1- Philipp Bohnen, vous êtes violoniste au Philharmonique de Berlin, et les autres membres du Quatuor appartiennent aussi à cet orchestre. Une question vient immédiatement à l’esprit : le nom de Furtwängler représente-t-il encore quelque chose pour un Berliner d’aujourd’hui ?
Oui, bien sûr, il représente quelque-chose. Wilhelm Furtwängler est toujours présent dans la mémoire de l’Orchestre, comme l’est Herbert von Karajan, y compris pour la plus jeune génération de musiciens. Au tout début du mois de juin, nous avons joué avec Daniel Barenboim, qui nous a beaucoup parlé de Furtwängler : comment il avait joué pour lui, comment Furtwängler l’avait invité à venir assister à ses répétitions et apprendre de lui. Furtwängler fit une profonde impression sur le maestro Barenboim, qui est un invité très régulier de l’Orchestre et son premier chef honoraire. Et, comme il le dit, il a toujours à l’esprit et dans l’oreille les interprétations de Furtwängler. Et ainsi, au travers du maestro Barenboim, qui bien entendu apporte aussi beaucoup de lui-même, nous pouvons entendre la « musique » de Furtwängler encore aujourd’hui.

2- Est-ce facile de concilier vos fonctions au sein d’un tel orchestre et votre travail au sein du Quatuor ?
Pour nous autres musiciens du Philharmonique de Berlin, jouer dans l’orchestre passe bien entendu en premier, et aussi le faire au meilleur niveau possible. Mais un bon nombre de nos collègues font de la musique de chambre dans différentes formations. En tant que quatuor, nous pensons qu’il y a un apport de l’un à l’autre.
Nous sommes très inspirés par les couleurs que font ressortir, par exemple, nos collègues des vents dans leurs solos ; et, également, la puissance de la section des cordes telle que nous l’avons dans notre orchestre est quelque chose que tous les quatuors ne connaissent pas comme environnement musical. Ce que l’on en retire est étonnant !
Mais inversement nous sentons combien le jeu en quatuor nous apporte dans l’orchestre. Quand nous travaillons notre répertoire en quatuor, nous avons généralement plus de temps pour travailler les petits détails. Nous prenons le temps de devenir « un » instrument, et ces expériences musicales sont précieuses et enrichissantes.

3- Sauf erreur, c’est la première fois que vous vous produisez en France. Est-ce que cela a une signification particulière pour vous ?
Oui, c’est exact, nous allons nous produire pour la première fois en France et on a vraiment hâte. Nos concerts avec le Philharmonique de Berlin nous ont appris comme ce peut être fantastique de jouer pour un public français. Je sens toujours que les gens écoutent les oreilles plus grandes ouvertes, et ouvertes aux nouvelles idées. En même temps, vous ressentez l’atmosphère chaleureuse dans les salles.
Et jouer à Paris, l’une des capitales culturelles de l’Europe et du monde, c’est réaliser un rêve. Et aussi à cause de notre nom : Varian Fry.

4- Plus généralement, sur quel répertoire travaillez-vous ? et la musique de notre temps entre-t-elle dans vos préoccupations ?
Le répertoire pour quatuor est si étonnamment riche que nous ne voulons pas nous spécialiser dans quelque chose de particulier ni exclure complètement quelque chose.
Nous essayons de bâtir des programmes qui ont un sens. Généralement nous aimons mélanger des répertoires de différentes époques. La musique de compositeurs contemporains peut être très bonne, stimulante et excitante. Nous n’avons pas eu tant de compositeurs contemporains que cela dans nos programmes de concert, mais c’est quelque chose qui certainement va se produire dans l’avenir.

5- Je ne suis pas sûr que le nom de Varian Fry soit très connu en Allemagne, mais il ne l’est pas plus en France. Vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Varian Fry était un journaliste américain qui a aidé plus de 2000 personnes à fuir le régime nazi durant la Seconde Guerre. Il était basé à Marseille et a mis sur pied tout un réseau d’aides. Il a sauvé des artistes, des écrivains, des compositeurs, comme Hannah Arendt, Lion Feuchtwanger, Klaus Mann, Franz Werfel, Marc Chagall et Bohuslav Martinu… et bien sûr beaucoup d’autres.
La ville de Berlin a donné son nom à une rue, et c’est comme ça qu’on l’a découvert, parce que cette rue est située juste à côté de la Philharmonie. Pour nous, ce nom revêt une importance double : nous honorons un homme qui a été à ce point courageux qu’il a risqué sa vie pour sauver celle des autres, et la Varian Fry Strasse est tout à côté de la Philharmonie de Berlin, notre « chez nous » musical.
Nous ressentirions un grand honneur si de porter le nom de Varian Fry aidait quelque peu à ne pas l’oublier, et peut-être à ce que des personnes apprennent à le connaître et à s’inspirer de son courage.

(Propos recueillis et traduits par Stéphane Topakian)

25 juin 2019

(Sibelius + Beethoven) – (Schubert + Ravel + Wagner) = Pfitzner

Nous avions déjà signalé les changements de programme, qui parsèment d’un joyeux désordre les listes de concerts de Furtwängler. En voici un qui bouleverse presque totalement une affiche.

Pour son concert de mars 1944 à la tête du Philharmonique de Vienne, l’avant-programme du début de saison annonce : Sibelius, Suite Karelia – Pfitzner Symphonie op. 46 – Beethoven Symphonie n° 7.

Les abonnés — heureux ou frustrés ? — auront droit à : Schubert Symphonie n° 8 – Pfitzner Symphonie op. 46 – Ravel Daphnis & Chloé (suite n° 2) – Wagner Ouverture de Tannhäuser.

Les amateurs de Pfitzner ont dit ouf !

20 juin 2019

Certains de nos adhérents ont l’oreille fine. Ainsi ont-t-ils repéré que l’Ouverture d’Alceste, de Gluck, inscrite au menu du coffret Berlin/archives 1939-1945 édité par les Berliner, ressemblait beaucoup, mais vraiment beaucoup, à la même ouverture, enregistrée par Telefunken en studio (29 octobre 1942), à l’issue de concerts (25 au 28 octobre). Le label la présente pourtant bien comme provenant du concert lui-même, avec le Concerto pour violoncelle de Schumann et la 5e de Bruckner.

Bien des éléments leur donnent raison :
– l’acoustique n’est pas la même : Singakademie pour le disque, Philharmonie pour le concert,
– le support est caractéristique du disque 78t : une petite friture persistante et non de la bande magnétique,
– le public est d’un coup bien silencieux,
– les minutages sont strictement identiques et quelques petits bruits sont à la même place…

Il est évident que l’éditeur a introduit un élément étranger au programme : un disque commercial au milieu de lives, pour « boucher le trou », la bande de l’Alceste n’ayant pas survécu !

En soi, ce n’est pas si dramatique ; mais il eut été correct de le mentionner et de s’en expliquer.

Comme toujours la SWF se montre soucieuse de l’exactitude des données. Avec nos remerciements à Roger Smithson, Philippe Jacquard et quelques autres, pour la pertinence de leurs observations.

14 juin 2019

Dans la galerie de portraits de personnes ayant joué avec Furtwängler, voici, en cet hiver 1941, un nouveau venu, le violoniste prodige Gerhard Taschner — même pas vingt ans ! — promu Konzertmeister du Philharmonique de Berlin, à côté d’Erich Röhn.

Furtwängler lui octroie, pour sa première apparition avec lui, la « vedette américaine », entre un Reger et un Dvorak. Cela marque le point de départ d’une reconnaissance dans le paysage du violon, à cette époque, mais aussi pour les temps à venir.

Nous présentons le facsimilé de ce programme du 30 novembre 1941, accessible également depuis le concert.

8 juin 2019

Décidément, le coffret Philharmonique de Berlin/archives de la guerre suscite des commentaires. Après la presse écrite, c’est la radio qui s’en fait l’écho.

Signalons notamment une émission spéciale qui lui est consacrée par la station « Deutschlandfunk Kultur » le dimanche 9 juin à 15h05. L’invité n’est autre qu’Helge Grünewald, le président de notre sœur d’outre-Rhin, la « Furtwängler Gesellschaft ».

Page 1 - Aller à la page