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Si vous avez l'information d'une actualité à faire partager aux membres de la SWF et à tous les internautes (parution de disques ou de livres, événement, concert, etc.), n'hésitez pas à nous en faire part, en envoyant un mail à : site@furtwangler.fr
10 avril 2024

Vous trouverez sur la boutique, et sur la page streaming, notre nouveau produit,

SWF D14

Comme déjà annoncé dans les deux dernières actualités (22 mars et 29 mars), il s’agit de la captation de la 8e Symphonie de Bruckner du 10 avril 1954, à Vienne. Il y a 70 ans…

Vous serez sensible au son exceptionnel de la bande que nous avons pu obtenir, et au travail de Christophe Hénault, qui a réussi à effacer un bon nombre de « scories », qui entachaient le discours musical.

Vous trouverez, sur cette page d’accueil, le lien vers un podcast, réalisé par Guilhem Chameyrat : notre président, Félix Matus-Echaiz s’y entretient avec Jean-Claude Hulot, chroniqueur musical et spécialiste de Bruckner (et : https://youtu.be/a1KU47jbpiY?si=plGjCra_-vwEETQn). Ce podcast est également à télécharger dans le pack numérique, aux côtés 

– des fichiers son (haute définition et définition CD) ;
– du livret numérique (en français et en anglais), avec un texte de Mark Kluge, et de nombreuses photos ;

– d’un article technique, Hommage au C12, en pdf ;
– des pdf de la couverture et de la jaquette, pour ceux désirant graver un CD (attention: plus de 80′) ;

– du facsimilé du programme de l’époque.

Enfin un souhait. Nous publions des albums (le récent « Lucerne », la « Neuvième de Stockholm » etc.), mais nous n’avons pas de retour… Vous savez qu’il vous est possible de rédiger un commentaire à cet article. Ne vous en privez pas ! 

4 avril 2024

Inlassablement nous mettons à jour la liste des concerts. Et d’ailleurs certains adhérents répondent aux « avis de recherche » qui émaillent nos actualités. Ainsi en a-t’il été pour le concert avec le Blüthner Orchester de 1915.

Pourquoi ? Le travail réalisé voilà plus d’une trentaine d’années par René Trémine, complété également par d’autres découvertes — en particulier le recueil des concerts en tournée du BPO — constitue toujours une base fiable et exhaustive, source de la liste que nous présentons sur notre site.

Mais la mise à disposition des programmes sur les sites de grands orchestres (Philharmonique et Symphonique de Vienne, New-York, Francfort…) et surtout la numérisation des journaux d’époque permettent de confronter les programmes annoncés — et souvent repris comme tels dans la « liste » —, à la réalité de ce qui a été joué, avec des modifications, voire des surprises étonnantes, que nous nous empressons de répercuter sur la base.

Deux exemples, rien que pour février 1919 à Mannheim :

– le 8 : la liste annonçait, sous les doigts de la pianiste Lili Koppel, le Concerto de Schumann et la Fantaisie hongroise de Liszt. En réalité, l’Orchestre et Furtwängler ont donné Hungaria, le poème symphonique de Liszt, tandis que la dénommée Koppel, accompagnée par les mêmes, a interprété, outre Schumann, le Konzertstück opus 40 de… Cécile Chaminade !

– le 18 : le violoncelliste Paul Grümmer était programmé pour interpréter le Concerto pour violoncelle d’Eugène d’Albert, une première à Mannheim. Empêché par des difficultés de déplacement, il est remplacé au dernier moment par la soprano Elfriede Müller (du Nationaltheater), qui donne un air d’Alceste de Gluck. Mais ô surprise : Paul Grümmer vient d’arriver, et, à défaut du concerto, il interprète la Suite pour violoncelle seul, en la mineur, opus 131 n° 3, de Max Reger, d’ailleurs prévue au programme.

C’est toujours réconfortant de penser que l’on a encore du grain à moudre.

 

29 mars 2024

Nous vous avons annoncé la sortie de notre prochain produit : la 8e Symphonie de Bruckner de 1954.

Le son de l’enregistrement est exceptionnel, à rapprocher — pour rester sur la même période — du concert de Paris du mois de mai (Radio-télévision française) ou de la 9e de Beethoven de Lucerne (Radio suisse).

Pourquoi ? La réponse tient en un mot : le C12.

Que se cache-t-il derrière ce sigle ? Lisez la suite.

22 mars 2024

Le SWF D14 à paraître : la 8e de Bruckner de 1954

La SWF entreprend une édition de l’enregistrement de la Huitième Symphonie de Bruckner, réalisé lors du concert des Wiener Philharmoniker, à Vienne, le 10 avril 1954.

Parution le 10 avril, à l’occasion des 70 ans du concert

Cette exécution n’a pas bonne presse. Lors de sa première publication il y a quarante ans, elle a même suscité des doutes : et si c’était un faux ? Non, il s’agit bien d’un concert de Furtwängler — et de sa dernière 8e — mais le son de cette édition était à ce point déplorable que l’on avait tendance à s’en détourner comme d’un objet malodorant.

Mais ensuite, la bande a connu des fortunes diverses, avec de très bonnes rééditions, et l’on peut se demander si les auditeurs n’étaient pas frappés de surdité. Il faut entendre cette prestation dans le son exceptionnel de la captation : des dégradés dynamiques phénoménaux qui vont des bords du silence (solos de la fin de l’Adagio) aux éruptions volcaniques du Finale ; un spectre sonore très étendu ; et une palette infinie de coloris… Un prochain article apportera d’ailleurs un éclairage technique nécessaire.

À l’écoute, on découvre une lecture qui rejoint celles — de Beethoven, Schubert etc. — propres à la dernière manière du chef. Sans tomber dans les excès d’un Celibidache, Furtwängler y déploie d’amples gestes, en restant parfaitement fougueux, mais sans le stress inhérent à l’interprétation de 1944 (guerre oblige). Le sommet en est sans doute l’Adagio, vision d’au autre monde… On lui en a voulu d’utiliser la partition « Haslinger », c’est-à-dire la première édition de 1892, et non « Haas ». Furtwängler n’était pas un inconditionnel d’Haas, et il n’est pas certain que la Philharmonie ait disposé du matériel correspondant. Ceci étant, et comme en 1944, Furtwängler a apporté ses propres mais légères modifications à la partition.

Christophe Hénault a diligenté tous ses soins à la préparation de ce produit, notamment en gommant des pleurages, des sauts de bandes et des bruits qui entachaient le discours, mais sans toucher à l’exceptionnel rendu sonore, dont voici un exemple (Début du 2e mouvement. Attention: mp3).

Ce concert sera disponible en streaming (HD et SD), mais nous vous recommandons vivement son téléchargement (10 €), car le pack inclura :

– un livret très complet avec un texte de Mark Kluge ;
– dedans : un bon nombre de clichés inédits (répétition et concert) comme celui ci-dessous ;
– un article technique sur l’enregistrement ;
– le facsimilé du programme du concert ;
– l’interview (podcast) de Jean-Claude Hulot, spécialiste de Bruckner (Diapason, Res Musica…).

Wikipedia, grand prêtre de l’information soit-disant fiable, énonce dans son article français sur la 8e Symphonie, et en visant cet enregistrement : « Enfin celle [version] de 1954 est à éviter : l’interprétation manque de tension et l’acoustique est peu soignée… » Que le rédacteur de ce jugement lapidaire écoute la publication SWF !

Répétition, 9 avril 1954

15 mars 2024

Voici — cliquez ici — le facsimilé du programme des 13, 14 et 15 octobre 1940 à la Philharmonie de Berlin.

On y retrouve un pianiste — exceptionnel même si quelque peu oublié de nos jours — Eduard Erdmann, évoqué déjà dans ces colonnes.

Accompagné par Furtwängler, il donne le 2e Concerto de Chopin, dans un programme tout voué au romantisme : Obéron de Weber, la Pathétique de Tchaikovsky, et… l’Opus 46 de Pfitzner.

8 mars 2024

Dans l’actualité du 22 février, nous soulevions une énigme : Furtwängler s’est-il produit à Berlin dès 1915, bien avant d’y apparaître avec le Philharmonique ?

Les recherches ont porté leurs fruits : oui, Furtwängler a bien dirigé le Blüthner Orchester en 1915. C’était le 19 mars, à la Blüthnersaal (photo ci-dessous), lors d’un concert de bienfaisance au bénéfice des rescapés de la Marine.

Se sont produits avec lui : le violoniste Waldemar Meyer (1853-1940), élève de Joachim, la soprano autrichienne Hedwig Francillo-Kauffmann (1879-1948) et le baryton Sydney Biden (1873-1957).

Au programme (reconstitué à partir d’articles) :

– Gluck : l’ouverture d’Alceste,
– Beethoven : ouverture Léonore III

– Strauss : Mort et Transfiguration

– Mendelssohn : Concerto pour violon (Waldemar Meyer)

– avec Hedwig Francillo-Kauffmann :
   – Haendel : air avec flûte, tiré de L’Allegro, il Pensieroso ed il Moderato,
   – Verdi : un air de la Traviata et/ou Meyerbeer : “Ombre légère” tirée de Dinorah
– avec Sydney Binen : Beethoven : “An die Hoffnung” (orch. Mottl)

1 mars 2024

Liquidation du stock de CD et fermeture du box

Vous avez pu constater des changements et des nouveautés à la SWF : nouvelle présentation du site, mise en place du streaming et lancement de la chaîne youtube.  

Maintenant, nous opérons un autre changement primordial : comme le dit le titre, nous avons décidé de liquider notre stock de compact-discs et de fermer le local (box de parking). 

Bien sûr, vous êtes en droit d’en connaître les raisons. 

La vente de nos CD a beaucoup baissé depuis 2 ou 3 ans. À ce jour, elle couvre à peine un tiers du coût annuel de notre box (loyer et assurance) ; nous perdons donc plusieurs centaines d’euros par an, argent que nous pourrions mieux employer ailleurs.

D’autre part, depuis 2017 nous avons arrêté l’édition de supports physiques pour nous tourner vers le téléchargement, complété par le streaming. Les références actuellement en CD ne disparaîtront pas : elles seront progressivement mises en streaming. En quelque sorte, ce changement est une suite logique à ceux opérés depuis la dernière Assemblée générale au cours de laquelle nous vous avons promis une SWF renouvelée et modernisée.    

Pour liquider notre stock, qui contient encore plus de 4000 pièces, nous vous proposons une ultime braderie qui consiste en un pack (SWF 2024) contenant un exemplaire de chaque référence disponible des CD de la société française, référencés SWF xxx — Consulter le catalogue.

Pour commander : SWF 2024

Son prix est de 30€

Des frais de port de 10€ (France/UE/Suisse/Monaco) et de 20€ (reste du monde) vous sont demandés en sus.  

Cette offre s’étend du 1er au 22 mars. Les commandes seront expédiées entre le 23 mars et le 10 avril. 

22 février 2024

Parmi diverses lettres autographes de Furtwängler proposées sur des sites de vente en ligne, il en est une qui interpelle les savants furtwänglerologues que nous sommes. Elle est datée du 29 mars 1915, et adressée au directeur du Blüthner Orchester, depuis Lübeck où Furtwängler est le chef du Verein pour quelques semaines encore.

Cet ensemble berlinois très indépendant, fondé en 1907 et amalgamé au Symphonique de Berlin en 1925, avait une politique très aventureuse en matière de programmes et d’engagement de jeunes chefs et solistes. Eugène Ormandy s’y est produit à 18 ans, et Edgar Varèse y créa une de ses premières œuvres.

Furtwängler y fait état de la facture qu’il a reçue de l’Orchestre (il ne la retrouve plus) relative à l’engagement de musiciens supplémentaires, et termine la missive par la requête de bien vouloir transmettre aux musiciens ses remerciements et sa satisfaction pour le concert…

Quel concert ? Les listes établies et couvrant l’activité du chef de 1906 à 1954 situent Furtwängler à Berlin pour la première fois le 14 décembre 1917, et au pupitre du Philharmonique. Or les termes de ce courrier sont explicites : il a dirigé un concert à la tête du Blüthner Orchester, qui se situerait en mars, voire en février, plus de deux ans auparavant.

Qui peut nous renseigner ?

15 février 2024

Nous nous apprêtions à lancer un avis de recherche…

Trouvé sur internet le placard ci-dessous qui nous a interpelé et plongé dans l’expectative. Nous sommes à Londres, dans la saison 1924-1925 du London Symphony. On nous annonce que demain — oui demain, mais quelle date ? — Furtwängler va diriger un beau programme avec notamment le Concerto pour violoncelle de Lalo, exécuté par le grand Pablo Casals.

Mais ce concert ne figurait dans aucune liste. Pas même dans le Furtwängler and Great Britain de John Hunt. Alors ? Concert annulé ?

Heureusement les archives du LSO sont bien tenues — merci à Libby Rice — et nous savons maintenant que ce concert a bien eu lieu, le 24 novembre 1924, quatre jours après un autre avec le Royal Philharmonic.

Nous avons mis notre base à jour.

8 février 2024

Lorsque Furtwängler débarque fin janvier 1922 à Leipzig pour un concert programmé le 26, la nouvelle vient de tomber : Arthur Nikisch est décédé la veille. Le concert va donc prendre la tournure d’un hommage commémoratif, et son programme s’en trouve modifié : Coriolan, les Quatre Chants sérieux de Brahms avec Sigrid Onegin, et l’Héroïque.

Certains néanmoins (la famille notamment) trouvent mal venue l’exécution complète de la 3e Symphonie de Beethoven, alors que seul le mouvement lent — la Marcia funebra —,  voire le 1er mouvement, semblent appropriés.

Le programme, déjà imprimé, est donc à nouveau modifié avec, de l’Héroïque, seulement la Marche funèbre, et Michael Raucheisen remplaçant Günther Ramin pour accompagner Sigrid Onegin.

Voici les deux rectos des programmes. Avant et après.

1 février 2024

Le catalogue Streaming s’élargit ce jour, avec des œuvres du XXe siècle ; sans oublier le compositeur Furtwängler avec son Te Deum, dans sa « recréation » en 1967.

Paul HINDEMITH : Métamorphoses symphoniques. BPO 1947
Karl HÖLLER : Concerto pour violoncelle n° 2. Ludwig Höllscher / BPO 1949
Arthur HONEGGER : Mouvement symphonique n° 3. BPO 1952
     Rappelons que l’œuvre est dédiée à Furtwängler et au BPO
Maurice RAVEL : Rapsodie espagnole. VPO 1951
Richard STRAUSS : Métamorphoses, pour cordes. BPO 1947
Wilhelm FURTWÄNGLER : Te Deum
Edith Mathis, Sieglinde Wagner, Georg Jelden, William Dooley
Philharmonischer Chor Berlin / BPO / Hans Chemin-Petit (Berlin 1967)

À bientôt pour de nouveaux titres.

25 janvier 2024

Un coup d’œil trop rapide à la couverture de ce programme, et l’on ne lit que « Concertgebouw » en haut et en gros caractère. On regarde de plus près, et l’on voit qu’il ne s’agit pas de l’un des rares concerts de Furtwängler avec cet orchestre, mais d’un concert en tournée du Philharmonique de Berlin. Et en regardant encore de plus près, ce n’est plus Amsterdam mais La Haye…

L’affiche — un tout-Beethoven — n’a rien de rare.

Mais cette soirée du 8 février 1932, et d’autres qui l’entourent, mérite pour que l’on s’y attarde pour une raison bien particulière. Furtwängler et son orchestre sont accompagnés par un observateur exceptionnel, le photographe Erich Salomon — qui devait disparaître en 1944 dans le camp de Theresin —, celui que l’on a nommé « le roi des indiscrets », tant il a réussi à capter, au débotté avec son petit Leica, les hommes politiques et les artistes.

Il était suffisamment proche de Furtwängler pour que ce dernier l’ait autorisé à venir prendre des instantanés pendant son petit-déjeuner à Potsdam ! En tout cas cela nous vaut un unique et remarquable reportage sur Furtwängler et sa tournée de 1932, et notamment sur cette étape à La Haye : un nombre impressionnant de clichés, dont voici un exemple, pris durant la « Sitzprobe ».

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