Souvenirs, souvenirs (1)

D'ici les célébrations du cinquantenaire de la SWF, nous allons périodiquement poster des souvenirs de "grands anciens" de l'association. C'est Daniel Cordova qui ouvre la série.

Eroica pour toujours

Les interprétations que je connaissais de la symphonie Eroica avant d'adhérer à la Société Furtwängler nouvelle-née étaient très peu nombreuses. Mon défunt père avait les 78 tours de la version du Philharmonique de Londres sous la direction de Serge Koussevitsky, et je me rappelle que, quand j'étais gamin, je préférais écouter ceux de la 2e Symphonie (du même Beethoven) par le même orchestre, mais dirigé par Thomas Beecham.

Rétrospectivement, je pense que ce n'est pas seulement parce que celle-ci tenait sur moins de disques que celle-là...

En effet, peu de temps après la naissance de la Société — à laquelle j'avais adhéré principalement pour pouvoir réentendre Furtwängler diriger la 4e Symphonie de Brahms, dont l'enregistrement était introuvable à l'époque—, celle-ci avait distribué à ses membres à titre d'«avant-première» un microsillon 17 cm contenant de courts (forcément) extraits de l'enregistrement de cette symphonie Eroica dans la version de l'Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Furtwängler en 1944. LE CHOC ! Je n'avais certes pas attendu jusque-là pour considérer Furtwängler comme un immense interprète — il y avait  trois ou quatre disques de lui dans la discothèque de mon père. Je me suis aperçu avec cet échantillon qu'un interprète de ce calibre pouvait modifier totalement le point de vue que je pouvais avoir sur une œuvre mille fois entendue. Comme les fans, j'ai écouté ce disque-échantillon en boucle pendant des semaines... et comme je suis pathologiquement conservateur, je l'ai encore !

Daniel Cordova

31 janvier 2019

1 réflexion sur « Souvenirs, souvenirs (1) »

  • Souvenir, souvenir…..
    Ce disque promotion de la Sté Furtwängler fut distribué lors de la 1ère présentation en France du film Don Giovanni dirigé par Furtwängler, à la faculté de droit rue d’Assas à Paris.
    Malheureusement pour des raisons techniques le film ne put être projeté ce jour là, à la grande déception de tous les « furtwangleriens » présents. Il fallut attendre plusieurs mois pour le voir.
    Depuis, nous l’avons — heureusement — en DVD….
    Arnaud Binnendijk.

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