Qui viendrait dire que la scène des Nornes, qui ouvre le Crépuscule des dieux est essentielle ? Ces trois enfants d’Erda tressent la corde du destin — le passé, le présent et l’avenir — mais le fil se rompt !
Cette scène fait-elle partie intégrante de l’histoire qui va suivre ? Non, le « livret » pourrait aisément s’en passer.
Mais, dans la saga, qui prend naissance dans l’Or du Rhin pour se terminer dans les flammes de la fin du Crépuscule, cet épisode est nécessaire, ne serait-ce que parce qu’elles personnifient le seul élément « divin » dans un opéra qui a bien les pieds sur terre.
Kedem Berger, visiblement passionné et connaisseur, nous livre le secret de cette scène tel que magnifiée par Furtwängler — qui en préserve la magie — dans son Ring de la RAI. Voici cette étude (pdf) réservée à nos adhérents.

