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Il y a bientôt deux ans nous vous proposions la réédition de l’étude Furtwängler en Italie. Pour illustrer et compléter ce document, voici un programme en facsimilé, celui du concert du Philharmonique de Berlin, donné le 22 janvier 1941 à Rome, au Théâtre Adriano. Suivra dans quelques semaines celui du 24 janvier.
Archives précieuses, que nous devons à l’auteur de l’étude, Angelo Scottini.

L’orchestre, debout, joue les hymnes nationaux. Rome, 22 janvier 1941
Vous trouverez sur la boutique notre nouveau produit, décrit dans notre actualité du 17 octobre.
Rappelons que nos efforts — ceux de Christophe Hénault ! — se sont concentrés sur le rendu sonore, et notamment le traitement de la dynamique, de l’archive que conserve la Radio suédoise.
Cette publication est aussi l’occasion de rappeler la richesse de notre catalogue de produits en téléchargement. Et elle intervient à la veille de notre AG : on vous y attend !

Nous l’avons écrit il y a quelques temps : si la conférence traditionnelle a vécu, un autre moyen existe pour s’exprimer.
Guilhem Chameyrat, membre de la SWF, et même dirigeant au sein du Bureau, consacre un long et documenté podcast à Furtwängler et Brahms, considérant qu’une telle symbiose entre le chef et un compositeur n’a jamais été plus prégnante que dans le cas de Brahms.
C’est un point de vue personnel, mais qu’il défend brillamment. Le podcast est en français, sous-titré en anglais et en allemand, sous le lien :
https://youtu.be/RxxMptircM0?si=u_Eg9GlTEs3PqONG

Il y a quelques années, la SWF publiait une étude, Furtwängler à Lübeck (1911-1915), reposant notamment sur les lettres d’époque de Lilli Dieckmann.
Aujourd’hui, c’est à un documentaire filmé que nous vous convions. Il porte le même titre. Il a été réalisé par Ute Neumerkel. Nous la connaissons : elle avait réalisé il y a une dizaine d’années une interview de Friederike Kunz, fille de Wilhelm Furtwängler.
Ce nouveau documentaire est passionnant, présenté en allemand mais avec des sous-titres en anglais. Richement documenté (iconographie inédite), illustré par des extraits sonores empruntés à la discographie du chef, il raconte un parcours — celui du jeune chef dans la cité hanséatique — au travers de la lecture de correspondances d’époque, et de documents rares.
Ce documentaire est accessible à tous. Allez-y, vous ne le regretterez pas !
Vous pensiez que Mozart n’avait composé que 41 symphonies ? Que nenni ! Et pour vous le prouver, jetez un œil au programme ci-dessous.
Vous y découvrirez que le 15 octobre 1939, à la tête du Philharmonique de Vienne, Furtwängler aurait dirigé la Symphonie n° 47 du génial Salzbourgeois. Une première sans doute !
Mais vous aurez vite fait — en regardant de près la tonalité et le numéro de Koechel — de rectifier ce qui apparait comme une superbe coquille. Il s’agit bien de la Symphonie n° 39.

Ceci étant les auditeurs au concert ont dû sourire. Et le chef ?…
Sans doute n’y a-t-il prêté nulle attention. Car tous les journaux du lendemain nous apprennent qu’il a dirigé… la 88e de Haydn, et non Mozart !
Et comme si cela ne suffisait pas, le journaliste de l’Illustrierte Kronen Zeitung daté du 17 en rend compte en écrivant que Furtwängler a magnifiquement dirigé la Symphonie… « L’Horloge » (en fait la n° 101)… Et de s’extasier sur le « tic-tac » qu’il a cru discerner dans le 4e mouvement. Un « tic-tac » dans la 88e ? Un colis piégé peut-être ?
Les archives du VPO ont été informées. En vérifiant le programme archivé, elles y ont découvert un papillon glissé dans le fascicule et annonçant le changement d’œuvre. Le VPO, comme nous, modifie sa base.
L’Assemblée générale de la Société Wilhelm Furtwängler se tiendra
Le samedi 9 novembre 2024, à 15 heures
Au Forum 104, salle Olivier (1er étage)
104, rue de Vaugirard, (F) 75006 PARIS
métro: Rennes, Falguière (ligne 12) – Montparnasse (lignes 4, 6, 12)
Ci-joint, pour les adhérents (page ‘Convocations et comptes-rendus‘) :
– la convocation de l’AG, avec l’ordre du jour
– le pouvoir de représentation.
NOUVEAUTÉ : entièrement numérique, il ne nécessite que quelques clics !
Nous vous souhaitons nombreux à cette réunion. Si vous ne pouvez pas assister à cette AG, n’omettez pas de remplir le pouvoir ; il est modifiable jusqu’au 8 novembre. C’est essentiel pour que l’AG puisse délibérer efficacement.

À paraître le 8 novembre : SWF D16
Lohengrin ne fait pas partie des opéras de Wagner les plus dirigés par Furtwängler. Il vient bien après Tristan ou Les Maîtres chanteurs. Mais est demeurée une production légendaire : celle de Bayreuth 1936. L’année des jeux olympiques est aussi celle du retour en fanfare du chef sur la colline sacrée, puisqu’il y dirige également un Ring complet et cinq représentations de Parsifal.
Tous les festivaliers et commentateurs sont unanimes pour louer l’ensemble de la production de Lohengrin, et le niveau de la distribution.
La représentation du 19 juillet est retransmise par de nombreuses stations à travers le monde. Pour notre plus grand bonheur la radio suédoise a gravé des extraits du 3e acte, et les disques ont survécu. Plusieurs fois réédités, nous les proposons aujourd’hui, restaurés à partir des sources communiquées en haute définition par la radio suédoise.
Un trentaine de minutes seulement ! Mais ne boudons pas notre plaisir, celui d’entendre le fabuleux Franz Völker, le plus grand Lohengrin avant Sandor Konya (fin des années 50), le charmante Maria Müller (Elsa), sans oublier l’exceptionnelle et terrifiante Ortrud de Margarete Klose.
Le son ? On ne peut pas s’attendre à des miracles. La plus importante restauration a consisté à traiter les niveaux, l’ingénieur du son — à l’émission en Allemagne ? à la gravure en Suède ? — ayant passablement « joué du potentiomètre » ! Du moins le travail de Christophe Hénault, respectant la source, tire le maximum du document !
Qu’on en juge par cet extrait du Prélude du 3e Acte (ici en mp3).
Le téléchargement — avec un livret numérique nourri de photos d’époque — sera disponible le 8 novembre, au prix de 6€. La mise en ligne du streaming se fera mi-décembre.

Furtwängler et deux de ses assistants pour Lohengrin :
le chef d’orchestre Erich Riede (à G.) et le chef de chœur Friedrich Jung.
Associer Furtwängler et Chostakovitch, ce n’est pas banal. Mais ce serait oublier qu’une fois — une seule fois — Furtwängler a mis sa baguette au service du compositeur, que l’on qualifiait à l’époque de « soviétique ».
Le 29 janvier 1950 (dès le 28 à la répétition générale publique), Furtwängler et le Philharmonique de Vienne donnèrent la 9e Symphonie, créée cinq avant par Mravinsky à Léningrad (aujourd’hui Saint-Petersbourg). C’était une première pour les concerts philharmoniques de la capitale autrichienne. Le concert fut radiodiffusé, mais apparemment sans qu’il subsiste une trace de la captation.
Voici le facsimilé du programme, où Max Graf en dresse un commentaire très complet.

On taxe souvent les Français d’être peu intéressés par la musique classique. Et pourtant…
Le magazine hebdomadaire Ici… Radio-Cité, organise, en mai 1938, un concours : on demande aux auditeurs de Radio-Cité de classer les trois meilleures retransmissions récentes, et la personne (sur 813 réponses !) ayant donné « le tiercé gagnant » remporte un prix.
La retransmission qui arrive en tête est celle du concert donné par le Philharmonique de Berlin et Furtwängler à l’Opéra de Paris le 8 mai 1938.

Pour mémoire, le concert affichait l’ouverture d’Anacréon de Cherubini, la 4e Symphonie de Schumann, l’ouverture de Rosamunde de Schubert, la 2e suite de Daphnis et Chloé de Ravel, et Don Juan de Strauss.

Radio-Cité, poste très lié au groupe Publicis, émettait sur ondes moyennes — 280,9 m — avec un émetteur de 2 kW situé à Argenteuil. Il cessa d’émettre le 13 juin 1940.
(Source: Gallica)
Le beau solo de violon dans le Scherzo (Trio) de la Quatrième Symphonie de Schumann, que nous venons de publier, est assuré par Siegfried Borries, à ce moment premier Konzertmeister du Philharmonique de Berlin.
Né en 1912 à Münster, il étudie le violon avec, notamment, Bram Eldering à l’École de Musique de Cologne. En 1932, il reçoit coup sur coup le Grand Prix international au concours de Vienne et le Prix Mendelssohn délivré par l’Académie de musique de Berlin.
Âgé d’à peine 21 ans, il est nommé par Furtwängler Konzertmeister du Philharmonique de Berlin, où il remplace Henry Holst. Il quitte l’orchestre fin 1941, et devient Konzertmeister invité à la Staatskapelle de Berlin dirigée par Karajan. Il réintègre le Philharmonique en juillet 1945. Prenant ses distance avec l’Orchestre en 1957, il le quitte définitivement en 1961.
Dès 1946, il délivre des ‘masterclasses’ à l’Institut international de musique de Berlin, et il enseigne le violon à la Musikhochschule de Berlin à partir de 1948. Il décède en 1980.

Siegfried Borries, Munich, mai 1953
Comme cela a été annoncé, vous trouverez sur la boutique le nouveau produit :
SWF D15
Outre l’enregistrement Deutsche Grammophon de 1953 avec les Berliner, mais re-mastérisé en haute définition, nous vous proposons le facsimilé de la partition même utilisée par Furtwängler avec ses nombreuses annotations et modifications (allégement de l’orchestration). Pour suivre celle-ci en écoutant l’interprétation de Furtwängler, le livret (25 pages !) inclut l’analyse signée par le chef Jan Moritz Onken, traduite par Marc Trautmann.
C’est donc à une immersion totale dans l’œuvre et dans la vision grandiose de Furtwängler que nous vous invitons. Nous rappelons que la licence obtenue d’Universal (enregistrement DGG) a été accordée pour 3 ans, et exclut le streaming. Donc profitez du téléchargement sans attendre.
Sans oublier de regarder le podcast.
L’élaboration de ce produit s’est avérée coûteuse : licence octroyée par Universal, frais de scan de la partition (Zentrabibliothek, Zürich), frais de traduction (français + anglais) des 60 pages de l’ouvrage de Onken…
Aussi, vous comprendrez qu’il soit proposé à un prix de € 15,00, montant supérieur au prix habituel, mais inférieur au prix réel de revient.
La SWF a accompli un effort exceptionnel pour réaliser ce projet hors du commun, qui n’attend maintenant plus que vous…
Nous apprenons la disparition du pianiste François Kerdoncuff — né en 1954 — après une longue maladie, qui le tenait éloigné de la scène depuis plusieurs années.
Grand admirateur de l’art de Furtwängler, il s’était en outre investi dans l’exécution des œuvres du musicien, jouant et enregistrant les deux sonates avec violon ainsi que le Klavierquintett.
Pour la SWF il avait participé à plusieurs concerts organisés par l’association, notamment avec la mezzo-soprano Brigitte Balleys en 1999, et le violoncelliste Henri Demarquette en 2004. Il avait interprété les Quatre Ballades op. 10 de Brahms lors de l’hommage à notre ancien président Philippe Leduc, il y a juste dix ans.
La SWF s’associe à la douleur de ses proches, en particulier de ses enfants.

François Kerdoncuff travaille le Klavierquintett sur le Bechstein de Furtwängler. Clarens, mai 1993.


