Catégorie : Actualité
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Le 27 mars sera disponible le volume II de notre intégrale Polydor (SWF D23).
Wagner : Prélude de Lohengrin
Wagner : Tristan & Isolde : Prélude, Mort d’Isolde
Schubert : Rosamunde : ouverture
R. Strauss : Till Eulenspiegel (+ répétition)
Nous en profitons pour vous rappeler le flyer (pdf) décrivant le projet complet, ainsi que la vidéo correspondante.

Nous disons bien retour sur Prague, et non retour à Prague.
Le 11 janvier 2025, nous publiions une article, lui-même faisant suite à un précédent paru en juin 2024. Il faisait le point sur un concert annoncé des Wiener Philharmoniker à Prague pour le 18 février 1929, puis annulé pour cause de grand froid.
En fait, après recherches, c’est un peu plus compliqué.
Le concert du 18 février est annoncé bien à l’avance. Mais le 7 février, la presse diffuse un véritable scoop ! Le concert du 18 est ‘Ausverkauft’ : il affiche complet. Aussi — et sachant que le Philharmonique de Vienne n’aura pas la possibilité de revenir dans l’année — un second concert est annoncé pour le lendemain, le 19. Au programme : Weber, Euryanthe ; Stravinsky, L’Oiseau de feu (suite) ; Brahms, Symphonie n° 1.
Comme on le sait, les concerts sont annulés, ou plutôt reportés. Un journal du 17 indique que les billets demeurent valables pour deux dates qui seront communiquées début mars. Et, en effet, le 6 mars, les deux dates sont fixées : les concerts auront lieu les 26 et 27 mars !
Les Praguois vont déchanter ! Les organisateurs, ou l’orchestre, s’aperçoivent de la proximité des dates avec les fêtes de Pâques — 31 mars — ce qui laisse craindre une relative désertion du public. En d’autres termes : on n’est pas sûr de remplir la salle — une situation intenable économiquement. Les deux concerts sont une fois de plus reportés. On attend toujours de savoir pour quand…

Le Lucerna Hall, Prague
Dans les discographies de Furtwängler figure le « Magnetofonkonzet » des 19-20 décembre 1944 à Vienne.
Furtwängler a enregistré — pour le seul microphone, hors public — la 1re Symphonie et l’ «Eroica» de Beethoven. Cette dernière nous est bien connue : la bande, qui a survécu, a donné lieu à de nombreuses éditions phonographiques, à commencer par la devenue célèbre publication par Urania. D’aucuns la considèrent comme le sommet de toutes les interprétations de cette symphonie par Furtwängler.
Mais qu’en était-il de la 1re Symphonie ? Rien n’a subsisté, et elle ne semblait même pas avoir été diffusée sur les ondes de la radio allemande. D’ailleurs elle ne figurait pas sur la fameuse liste établie par Henning Smidth et mise à jour depuis plus de vingt ans ! On se posait même la question: a-t-elle été réellement enregistrée ?
La réponse est oui. Après pas mal de recherches, un adhérent de la SWF a retrouvé la trace de la radiodiffusion de cet enregistrement. Deux quotidiens locaux l’ont annoncé le 17 mars 1945 : le dimanche 18 mars 1945, tous les émetteurs (encore disponibles…) de la radio vont retransmettre cette Première Symphonie de Beethoven, ainsi que l’ouverture Leonore III, provenant du Magnetofonkonzert des 2-3 juin 1944.
C’est sans doute l’ultime radiodiffusion d’un concert de Furtwängler avant la fin finale. Il était temps…

Le Wilhelm Furtwängler Centre of Japan a mis à jour sa discographie du chef. Même si la couverture porte le millésime 2024, elle a été publiée à la toute fin 2025.
Comme on peut le constater (ci-dessous), elle est en japonais. Au prix de 15 €, elle est réservée aux membres de l’association japonaise.

Le 25 janvier : les « fans » de Furtwängler savent que ce jour marque l’anniversaire de sa naissance. Mais le 26 janvier 1913, le lendemain, est pour l’intéressé une date encore plus mémorable : il dirige son tout premier concert à Vienne. Ce soir-là, dimanche à 8 h, il est en effet à la tête du Wiener Konzertvereinsorchester — littéralement l’orchestre de la société des concerts, ancêtre des Wiener Symphoniker.
À partir de la correspondance, d’archives historiques et d’articles de journaux, l’étude (pdf) nous fait remonter le temps et découvrir un jeune chef ambitieux aux prises avec les vicissitudes d’une carrière…
Staatsoper Berlin – 28 septembre 2025 – Wilhelm Furtwängler Gesellschaft
Nos amis de la Société allemande ont organisé une matinée dans un foyer — l’Apollosaal — du Staatsoper de Berlin. C’était le 28 septembre dernier.
Outre des allocutions — dont celle d’Helge Grünewald, le président — les invités ont pu entendre les deux mouvements centraux de la Sonate n° 1 en ré mineur, pour violon et piano, de Furtwängler.
Nous sommes très heureux de nous associer à cet événement festif — qui témoigne de la vivacité de notre société sœur, — en proposant à nos adhérents l’album souvenir (en français et anglais), qui contient le texte du discours, des photos, et le lien vers la video réalisée à cette occasion.
Il y a tout juste un siècle, le 19 janvier 1926, Furtwängler assurait la création viennoise de l’un des oratorios les plus plus puissants du XXe siècle, Le Laudi di san Francesco d’Assisi, du suisse Hermann Suter (1870-1926), qui, par ailleurs, allait disparaître quelques mois après cette exécution.
L’œuvre, basée sur le Cantiques des créatures, rédigé au XIIIe siècle par saint François d’Assise est écrite pour solistes, chœur mixte, chœur d’enfants et grand orchestre.
Furwängler disposait d’un plateau exceptionnel : Amalie Merz-Tunner (sop.), Frieda Dierolf (contralto), Karl Erb (ténor), Josef von Manowarda (basse), Georg Valker (orgue), Friederich Wührer (piano), le Peterlinischer Knabenchor Mariahilf, le Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde et le Symphonique de Vienne.
Cette page ambitieuse n’est que trop peu souvent mise à l’honneur. Et à l’époque déjà, il fallait une certaine audace pour la programmer !

Depuis le début des années soixante, tous les Furtwängleriens de base le savent : la Neuvième de Bruckner a été enregistrée par les Berliner le 7 octobre 1944 dans la Beethovensaal. Et — malgré ce qui était énoncé sur tous les disques ou CD de Deutsche Grammophon — il ne s’agit pas de la captation d’un concert, mais d’un « Magnetofonkonzert », avec pour seul public le micro de la radio.
Et pourtant des doutes subsistaient sur cette date, éveillés notamment par la lecture du livret de la volumineuse édition en CD des « concerts de la guerre » par le BPO, il y a quelques années.
C’est le mérite de la SWF, après des recherches un peu compliquées, de pouvoir révéler aujourd’hui les dates exactes des séances d’enregistrement de cette Neuvième. Vous trouverez les explications dans la circulaire (pdf) accessible à nos adhérents.
Les recherches se portent maintenant sur la 39e de Mozart, celle étiquetée depuis plus de cinquante ans : 1942/1943… Et pourquoi pas : 1926/1954 ?…
Nous l’avions annoncé : voici le premier volume — SWF D22 — de l’intégrale des enregistrements Polydor, disponible sur la boutique.
Il reprend les premières gravures, et notamment la Cinquième Symphonie de Beethoven et l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn.
C’est le résultat du travail exceptionnel de remastering, à partir d’exemplaires de collection.
Il est au prix de € 10,00.
Contenu: Weber Le Freischütz : Ouv. – Beethoven Cinquième Symphonie – Mendelssohn Le Songe d’une nuit d’été : Ouv. – Bach Suite n° 3 : Air – Schubert Rosamunde : Entracte n° 3 & Ballet n° 2
Prochain épisode : Mars/avril.
La direction de la SWF adresse à tous ses meilleurs vœux : que 2026 soit une très bonne année pour vous et ceux qui vous sont chers.
En guise de cadeau, une découverte réalisée par notre adhérent George Zepos : Furtwängler a dirigé la IXe de Beethoven à Budapest, le 10 novembre 1943. Pour cela le chef a pu compter sur les forces du Philharmonique de Budapest et du Chœur municipal, ainsi que sur les solistes Magda Rigo (soprano), Maria Basilides (alto), Andreas Rösler (ténor) et Georg Losonczy (basse). Le concert a été radiodiffusé. Sauf erreur, cela porte à 109 le nombre total d’exécutions recensées de cette symphonie par Furtwängler.

Furtwängler et le Philharmonique de Budapest (Théâtre Erkel)
Le 24 janvier prochain, le Symphonica, orchestre japonais, se produira au Sumida Triphony Hall de Tokyo, à l’occasion de son 40e anniversaire. Sous la direction de Kenjiro Sakairi, il exécutera la 4e Symphonie de Schumann à partir de la partition révisée par Furtwängler. En deuxième partie : la Symphonie alpestre de Strauss. Pour ceux que cette révision intéresse, nous renvoyons au facsimilé de la partition et à l’étude (pdf en français et anglais) publiés avec le SWF D15.
Le 9 janvier paraîtra le premier volume de l’intégrale des disques Polydor réalisés par Furtwängler.
Il contient sa toute première version de la Cinquième de Beethoven. Avec l’ouverture du Freischütz, nous avons là les premières « cires » de Furtwängler. Mais sait-on qu’elles ont été gravées dans des conditions pour le moins bizarres, faisant appel à une technologie importée des États-Unis et qui fera long feu…
En effet ces enregistrements électriques ont été réalisées selon le processus « light-ray » (rayon de lumière), introduit au printemps 1925 et qui sera abandonné au début 1927.
L’étude (pdf) ci-jointe permettra à chacun de se rendre compte de ce par quoi notre chef préféré est passé… Incroyable mais vrai.
À paraître – en haute définition
En 1926, Furtwängler réalise son premier disque. En 2026, et réparti sur l’année, la SWF fera paraître un ensemble en téléchargement : la totalité des enregistrements Polydor (1926-1937). Nous avons retenu ce titre par commodité, alors que Polydor n’était qu’un label à l’export des enregistrements Deutsche Grammophon (distribués sous étiquette ‘Die Stimme seines Herrn’ en Allemagne, ‘Decca’ au Royaume Uni, ‘Brunswick’ aux USA…).
Un remastering complet est à la base de cette édition, unique en son genre. Les fichiers seront disponibles en HD et en qualité CD.
Chaque volume est illustré, en couverture, d’un dessin montrant Furtwängler.
Pour en découvrir le contenu et le calendrier, cliquez sur le document ci-dessous (pdf 2 pages).
Rendez-vous le 26 décembre pour une étude sur le premier enregistrement de Furtwängler, et le 9 janvier pour le premier épisode (SWF D22) de cette saga !






