Catégorie : Actualité
Toutes les actualités
Il y a deux ans, la SWF mettait en ligne le facsimilé du programme d’un des concerts les plus célèbres de Furtwängler, celui de la série des 27 au 30 juin 1943.
Le programme, tout Beethoven — la 4e Symphonie, Coriolan, la 5e Symphonie — a été enregistré par la radio allemande, et a donné lieu, depuis plus de cinquante ans, à de multiples éditions de disques, comptant parmi les incontournables de la discographie du chef. On disposait même de deux 4e Symphonie, l’une captée ‘live’, l’autre sans public. Quant aux dates précises de ces captations…
Grâce à un document émanant d’un musicien du Philharmonique de Berlin, il est possible de mettre enfin une date sur l’ensemble des trois œuvres. C’est ce que révèle la petite étude (pdf) réservée à nos adhérents.

Ces enregistrements avaient été initialement réédités par Melodiya
Nombreux sont le chefs qui ont débuté comme pianistes, concertistes ou simplement chefs de chant-répétiteurs. C’est le cas de Furtwängler, comme ce fut le cas de Walter, Klemperer, Kleiber et bien d’autres.
Quelques-uns viennent du monde des cordes : Nikisch violoniste, Toscanini violoncelliste, Monteux altiste, Koussevitzky contrebassiste…
Les chefs issus de la première catégorie seraient-ils défavorisés face à un orchestre, où la section des cordes semble prédominante ? Et s’agissant de Furtwängler, que connaissait-il de la pratique de l’archet ?
La petite étude que nous vous proposons en surprendra plus d’un.

Furtwängler et trois violonistes du Philharmonique de Vienne (1954) :
Willi Boskowsky, Carl Johannis, Fritz Sedlak
Voici disponible sur la boutique le volume 2 de notre intégrale Polydor.
Wagner y est à l’honneur avec le Prélude et la Mort d’Isolde, premiers d’une longue série, mais surtout avec un Prélude de Lohengrin, où les cordes du BPO se révèlent d’une ductilité incroyable. Et souvenons-nous que c’est seulement un an auparavant que Furtwängler a dirigé pour la première fois cet opéra !
Furtwängler a toujours su faire ressortir la grandeur, mais assortie d’une certaine naïveté touchante, de l’ouverture de Rosamunde, tout comme l’exubérance — dans une mise en place impeccable — de Till Eulenspiegel.
Comme pour le précédent volume, Félix Matus-Echaiz a rédigé un texte d’analyse, suivant au plus près les intentions du chef.
Contenu: Wagner Lohengrin : Prélude – Wagner Tristan & Isolde : Prélude, Mort d’Isolde – Schubert Rosamunde : Ouverture – R. Strauss Till Eulenspiegel – Till Eulenspiegel (répétition)
Prochain épisode : août/septembre.
Une fois de plus, l’examen de journaux d’époque apporte un éclairage intéressant sur la programmation des concerts. Concert annoncé ne signifie pas toujours concert existant, et une date peut en cacher une autre…
Ainsi en va-t-il des concerts donnés par Furtwängler avec le BPO dans les courtes séries précédant sa nomination, en 1922, comme chef des concerts philharmoniques.
Le 2 mars 1919, un encart publicitaire annonce le concert à venir le 14, à la Philharmonie : Furtwängler y dirigera l’ouverture Leonore II et le Concerto pour violon de Beethoven, La Nuit transfigurée de Schoenberg et Till Eulenspiegel de Strauss. Et pour la première fois il aurait eu Bronislaw Huberman en soliste. Le concert n’eut pas lieu, sans que nous ayons pu retrouver la raison de cette annulation. Huberman et Furtwängler ne s’afficheront ensemble pour la première fois qu’en décembre 1925, et ce sera dans le Concerto de Brahms.
De la même façon le 2 novembre est annoncé, pour le 14, un concert du BPO avec Edwin Ficher. Au programme : la 8e Symphonie de Bruckner, le Concerto en mi bémol majeur (sans doute le n° 22) de Mozart, et l’ouverture du Freischütz. Pas du tout : ce concert n’a pas eu lieu. Les deux musiciens se retrouveront le 13 février suivant, et la seconde partie du programme affichera le 2e Concerto de Brahms. Avec la 8e de Bruckner, cela fait un menu très léger…

Automne 1947. Ce n’est que depuis cinq mois que Furtwängler a repris son activité de chef. Et il ne s’est produit que pour une seule série à la tête de son orchestre de Berlin ; c’était en mai pour un programme tout Beethoven.
En septembre, il dirige une série de concerts avec le BPO. Deux au Titania Palast — les 14 et 15 — dans la programmation du BPO ; un, le 17, à Potsdam ; et, entre les deux, un concert dans la saison de la Radio, donné au grand Auditorium de la Maison de la radio, Masurenallee.
L’affiche est la même : Les Métamorphoses symphoniques d’Hindemith, Don Juan de Strauss, et la 2e Symphonie de Brahms.
Comme on le sait, cela nous vaut deux superbes enregistrements reprenant les œuvres d’Hindemith et de Strauss. On trouvera ci-joint le facsimile de ce concert du 16 septembre.

Notre fidèle adhérent, Roger Smithson, par ailleurs spécialiste du pianiste Edwin Fischer, a rédigé à notre attention une étude sur le disque mythique du Concerto L’Empereur de Beethoven, enregistré par ce grand pianiste et le Philharmonia dirigé par Furtwängler.
Grâce à lui, en en sait plus sur les conditions de l’enregistrement aux studios d’Abbey Road, et sur le concert qui a suivi, au Royal Albert Hall.
L’étude est disponible en pdf, en deux versions, anglaise et française. Nous vous rappelons que le facsimilé du programme du concert est aussi accessible sur notre site.
Le 27 mars sera disponible le volume II de notre intégrale Polydor (SWF D23).
Wagner : Prélude de Lohengrin
Wagner : Tristan & Isolde : Prélude, Mort d’Isolde
Schubert : Rosamunde : ouverture
R. Strauss : Till Eulenspiegel (+ répétition)
Nous en profitons pour vous rappeler le flyer (pdf) décrivant le projet complet, ainsi que la vidéo correspondante.

Nous disons bien retour sur Prague, et non retour à Prague.
Le 11 janvier 2025, nous publiions une article, lui-même faisant suite à un précédent paru en juin 2024. Il faisait le point sur un concert annoncé des Wiener Philharmoniker à Prague pour le 18 février 1929, puis annulé pour cause de grand froid.
En fait, après recherches, c’est un peu plus compliqué.
Le concert du 18 février est annoncé bien à l’avance. Mais le 7 février, la presse diffuse un véritable scoop ! Le concert du 18 est ‘Ausverkauft’ : il affiche complet. Aussi — et sachant que le Philharmonique de Vienne n’aura pas la possibilité de revenir dans l’année — un second concert est annoncé pour le lendemain, le 19. Au programme : Weber, Euryanthe ; Stravinsky, L’Oiseau de feu (suite) ; Brahms, Symphonie n° 1.
Comme on le sait, les concerts sont annulés, ou plutôt reportés. Un journal du 17 indique que les billets demeurent valables pour deux dates qui seront communiquées début mars. Et, en effet, le 6 mars, les deux dates sont fixées : les concerts auront lieu les 26 et 27 mars !
Les Praguois vont déchanter ! Les organisateurs, ou l’orchestre, s’aperçoivent de la proximité des dates avec les fêtes de Pâques — 31 mars — ce qui laisse craindre une relative désertion du public. En d’autres termes : on n’est pas sûr de remplir la salle — une situation intenable économiquement. Les deux concerts sont une fois de plus reportés. On attend toujours de savoir pour quand…

Le Lucerna Hall, Prague
Dans les discographies de Furtwängler figure le « Magnetofonkonzet » des 19-20 décembre 1944 à Vienne.
Furtwängler a enregistré — pour le seul microphone, hors public — la 1re Symphonie et l’ «Eroica» de Beethoven. Cette dernière nous est bien connue : la bande, qui a survécu, a donné lieu à de nombreuses éditions phonographiques, à commencer par la devenue célèbre publication par Urania. D’aucuns la considèrent comme le sommet de toutes les interprétations de cette symphonie par Furtwängler.
Mais qu’en était-il de la 1re Symphonie ? Rien n’a subsisté, et elle ne semblait même pas avoir été diffusée sur les ondes de la radio allemande. D’ailleurs elle ne figurait pas sur la fameuse liste établie par Henning Smidth et mise à jour depuis plus de vingt ans ! On se posait même la question: a-t-elle été réellement enregistrée ?
La réponse est oui. Après pas mal de recherches, un adhérent de la SWF a retrouvé la trace de la radiodiffusion de cet enregistrement. Deux quotidiens locaux l’ont annoncé le 17 mars 1945 : le dimanche 18 mars 1945, tous les émetteurs (encore disponibles…) de la radio vont retransmettre cette Première Symphonie de Beethoven, ainsi que l’ouverture Leonore III, provenant du Magnetofonkonzert des 2-3 juin 1944.
C’est sans doute l’ultime radiodiffusion d’un concert de Furtwängler avant la fin finale. Il était temps…

Le Wilhelm Furtwängler Centre of Japan a mis à jour sa discographie du chef. Même si la couverture porte le millésime 2024, elle a été publiée à la toute fin 2025.
Comme on peut le constater (ci-dessous), elle est en japonais. Au prix de 15 €, elle est réservée aux membres de l’association japonaise.

Le 25 janvier : les « fans » de Furtwängler savent que ce jour marque l’anniversaire de sa naissance. Mais le 26 janvier 1913, le lendemain, est pour l’intéressé une date encore plus mémorable : il dirige son tout premier concert à Vienne. Ce soir-là, dimanche à 8 h, il est en effet à la tête du Wiener Konzertvereinsorchester — littéralement l’orchestre de la société des concerts, ancêtre des Wiener Symphoniker.
À partir de la correspondance, d’archives historiques et d’articles de journaux, l’étude (pdf) nous fait remonter le temps et découvrir un jeune chef ambitieux aux prises avec les vicissitudes d’une carrière…
Staatsoper Berlin – 28 septembre 2025 – Wilhelm Furtwängler Gesellschaft
Nos amis de la Société allemande ont organisé une matinée dans un foyer — l’Apollosaal — du Staatsoper de Berlin. C’était le 28 septembre dernier.
Outre des allocutions — dont celle d’Helge Grünewald, le président — les invités ont pu entendre les deux mouvements centraux de la Sonate n° 1 en ré mineur, pour violon et piano, de Furtwängler.
Nous sommes très heureux de nous associer à cet événement festif — qui témoigne de la vivacité de notre société sœur, — en proposant à nos adhérents l’album souvenir (en français et anglais), qui contient le texte du discours, des photos, et le lien vers la video réalisée à cette occasion.




