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Si vous avez l'information d'une actualité à faire partager aux membres de la SWF et à tous les internautes (parution de disques ou de livres, événement, concert, etc.), n'hésitez pas à nous en faire part, en envoyant un mail à : site@furtwangler.fr
14 mars 2019

D’ici les célébrations du cinquantenaire de la SWF, nous postons des souvenirs de « grands anciens » de l’association.

1969 : Inauguration de la SWF à Bordeaux

Présentation par M. Léon, adjoint du maire Jacques Chaban-Delmas à l’époque. Pas un nom prononcé correctement. Ainsi :

Membres fondateurs : J.P. Brenchenmüècher au lieu de Brechenmacher, Henri-Jean Cestas au lieu de Testas, et inévitablement Sam Abraham au lieu de Sami Habra.

Ensuite ce fut la lecture de la liste des membres d’honneur, par ordre alphabétique :

Karl Bohême pour Karl Boehm ; Pierre Boulet pour Pierre Boulez ; Germaine Lupin (petite-fille d’Arsène ?) pour Lubin ; Quel Empereur pour Otto Klemperer, et ainsi de suite. Arrivé à Hans Schmidt-Isserstedt que tout le monde attendait avec un sourire pour voir comment M. Léon allait s’en tirer, la blague s’est retournée contre nous tous, car le présentateur conclut sa liste en disant astucieusement : « ainsi que beaucoup d’autres musiciens de renom »…

Cette saillie fut accueillie par un énorme éclat de rire qui surprit le présentateur.

Sami Habra

8 mars 2019

Nous n’allons pas entonner la chanson popularisée par Liza Minnelli, mais rappeler que Furtwängler y eut trois ans de suite sa saison à l’Orchestre Philharmonique : 75 concerts !

Les archives sont à disposition et il faudra bien que l’on s’y penche un peu plus. Si l’un de nos adhérents, citoyen des USA, voulait bien s’y consacrer…

C’est qu’il y a de quoi faire. Si vous vous rendez sur le site officiel de l’Orchestre, à la page consacrée aux directeurs musicaux, on vous y apprend que Toscanini succéda en 1928 à Mengelberg, lequel avait pris la suite de Stransky en 1922. Et Furtwängler là au milieu ? Il n’a pas l’air d’exister. Cela nous a amené à échanger quelques mails avec le responsable des archives. Si les documents en consultation semble mettre sur le même pied Mengelberg et Furtwängler, il n’en demeure pas moins que ce dernier ne peut être considéré comme (co)-directeur musical du NYPO : aucune  responsabilité quant au recrutement ou dans le choix des tournées par exemple. Dont acte.

Certes l’on sait que Furtwängler et New York, c’est une série de rendez-vous manqués, et un gros clash d’origine politique ; mais tout de même, de là à traiter un musicien du calibre de Furtwängler comme un invité parmi d’autres, cela relève d’une certaine mauvaise foi, affichée depuis 1927, bien avant que l’Histoire s’en mêle.

En attendant une étude, contentons-nous de ce qui semble être le seul cliché (Evening Post) de notre chef au Carnegie Hall. Nous sommes en 1926 lors d’une répétition.

3 mars 2019

Au vu de quelques questions, voici des précisions concernant la levée de fonds via Kisskissbankbank.

Toute somme versée donne lieu à une contrepartie.

Pendant la durée de l’opération, les sommes versées sont bloquées.

Si l’objectif de 2500 € n’est pas atteint, les sommes déjà récoltées sont immédiatement remboursées aux donateurs.

Si l’objectif est atteint ou dépassé, les contreparties sont envoyée avant le 19 octobre et les donateurs — du moins français — peuvent déduire de leurs impôts 60% du montant donné.

1 mars 2019

Comme annoncé il y a quelques semaines, le 19 octobre prochain aura lieu notre « journée du cinquantenaire », avec notamment un concert de musique de chambre, pour lequel nous avons convié le Varian Fry Quartett, formé de jeunes membres du Philharmonique de Berlin.

Vous pouvez aisément l’imaginer : l’organisation d’un tel événement est complexe, et lourd financièrement.

Aussi avons-nous décidé d’avoir recours au financement participatif, à partir de la plateforme Kisskissbankbank. Comme vous pourrez le voir en allant consulter le site, en contrepartie de votre participation, nous remettons aux donateurs des disques, mais aussi de places de concert ou des (ré)adhésions gratuites.

Nous étudions la possibilité d’enregistrer le concert que nous pourrions ensuite diffuser en streaming pour nos seuls adhérents.

Comme un cinquantenaire ne se vit qu’une fois, c’est à une occasion unique que nous vous prions d’apporter votre concours, en comptant sur votre générosité.

Par avance, l’équipe dirigeante vous remercie de votre soutien, quel qu’il soit.

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/cinquantenaire-de-la-societe-wilhelm-furtwangler

26 février 2019

Certains sont déjà au courant : les Berliner Philharmoniker viennent d’éditer un coffret de 22 SACD (compatible CD), reprenant l’intégralité des enregistrements radio de l’orchestre de 1939 à 1945.

le travail sur le son est phénoménal — ci-joint l’article de Philippe Jacquard — et le travail éditorial ne l’est pas moins, avec un véritable livre (allemand et anglais) agrémenté d’une riche iconographie.

Bien entendu, on connaissait déjà tout… ou presque. On y trouvera deux inédits de choix : un extrait de la 1re suite de Daphnis et Chloé de mars 1944 et l’intégralité de la 8e de Schubert également de 1944. Mais c’est surtout l’aspect encyclopédique qui est à retenir.

Cet ensemble luxueux est disponible au prix de 229 € (+ frais de port) sur le site des Berliner:
https://www.berliner-philharmoniker-recordings.com/radio-recordings.html

L’Orchestre Philharmonique de Berlin accorde aux membres de la SWF un rabais de 10% (donc 22,90€ !), par le moyen d’un code « promo » spécifique à entrer lors de la commande. Ce code étant réservé aux adhérents, nous vous l’enverrons sur simple demande par mail envoyé à boutique@furtwangler.fr

Alors, profitez-en si vous êtes déjà adhérent, et si vous ne l’êtes pas encore, considérez que le rabais correspond au montant de l’adhésion… Certes, Noël est passé, mais c’est bientôt Pâques…

21 février 2019

Comme promis, La Flûte enchantée de Salzbourg 1951 est de retour.

Elle est depuis ce matin en téléchargement sur notre boutique, et en haute définition. Autant dire que pour ceux qui font l’effort de s’équiper, la plus value sonore est bien réelle. Ceci étant, le téléchargement est aussi possible en qualité CD.

Elle est au prix de 16 € (c’est tout de même l’équivalent de 2 CD 1/2…).

Accompagné d’un beau livret bien illustré (un livret français et un livret anglais), cet enregistrement nous restitue une soirée unique, avec l’interprétation de Furtwängler, mais aussi une ambiance : on s’y croirait !

16 février 2019

Depuis de très nombreuses années, la SWF publie des ‘études’. Parce que, dans le passé, elles étaient imprimées et adressées aux adhérents en même temps que d’autres nouvelles, elles étaient pudiquement appelées ‘circulaires’, alors que leur étendue, leur importance et la pérennité de leur édition les fait échapper à la vocation de simple bulletin de liaison avec les membres de l’association.

Ces études se sont multipliées, diversifiées et un bon nombre a été réédité dans la nouvelle présentation propre au ‘numérique’. Comme les adhérents ne sont pas toujours conscients du trésor que cela représente, voici simplement un catalogue de ces études récentes, sachant que de plus anciennes connaitront bientôt un lustre similaire.

10 février 2019

Bayreuth 1931 accueille Furtwängler pour la première fois et c’est aussi la première fois, qu’après de longues tractations avec le Festival, la radio diffuse une représentation en direct : Tristan und Isolde.

On a failli être privé de tout cela et même à tout jamais de Furtwängler.

Pour une raison qui nous échappe, et pour se rendre le dimanche 14 juin de Berlin à Bayreuth — les répétitions y débutent le 15 —, il a accepté l’invitation d’une connaissance à y aller en avion. Pas un avion de ligne, presqu’inexistant à l’époque, non : un avion de sport, un Daimler-Klemm L20, biplace, portant l’immatriculation D-609, similaire à celui de la photo ci-dessous.

Sauf que le pilote, vers 18h, voulant assurer une escale pour faire de l’essence, confond l’aéroport de Halle-Nietleben avec celui de Halle-Leipzig, calcule mal sa descente et atterrit brutalement dans un champ de seigle. L’avion se retourne, et Furtwängler (Elisabeth l’a raconté à l’auteur de cette note), en bon sportif, se met en boule dans la carlingue. Plus de peur que de mal : l’avion est bon pour la casse, mais Furtwängler et le pilote sont indemnes, et le chef en sera quitte pour continuer par une voie beaucoup plus sûre à l’époque : le train.

4 février 2019

Le concert du 27 janvier 1952 : un programme « tout Brahms », avec le Double Concerto mettant en avant deux solistes des Wiener Philharmoniker.

On avait le son — le concert a été intégralement enregistré —, on avait une lettre de Furtwängler — voir la circulaire —, voici maintenant le facsimilé du programme, et pour faire bonne mesure, trois coupures de presse.

Il n’y a que la SWF pour être aussi complet !

31 janvier 2019

D’ici les célébrations du cinquantenaire de la SWF, nous allons périodiquement poster des souvenirs de « grands anciens » de l’association. C’est Daniel Cordova qui ouvre la série.

Eroica pour toujours

Les interprétations que je connaissais de la symphonie Eroica avant d’adhérer à la Société Furtwängler nouvelle-née étaient très peu nombreuses. Mon défunt père avait les 78 tours de la version du Philharmonique de Londres sous la direction de Serge Koussevitsky, et je me rappelle que, quand j’étais gamin, je préférais écouter ceux de la 2e Symphonie (du même Beethoven) par le même orchestre, mais dirigé par Thomas Beecham.

Rétrospectivement, je pense que ce n’est pas seulement parce que celle-ci tenait sur moins de disques que celle-là…

En effet, peu de temps après la naissance de la Société — à laquelle j’avais adhéré principalement pour pouvoir réentendre Furtwängler diriger la 4e Symphonie de Brahms, dont l’enregistrement était introuvable à l’époque—, celle-ci avait distribué à ses membres à titre d’«avant-première» un microsillon 17 cm contenant de courts (forcément) extraits de l’enregistrement de cette symphonie Eroica dans la version de l’Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Furtwängler en 1944. LE CHOC ! Je n’avais certes pas attendu jusque-là pour considérer Furtwängler comme un immense interprète — il y avait  trois ou quatre disques de lui dans la discothèque de mon père. Je me suis aperçu avec cet échantillon qu’un interprète de ce calibre pouvait modifier totalement le point de vue que je pouvais avoir sur une œuvre mille fois entendue. Comme les fans, j’ai écouté ce disque-échantillon en boucle pendant des semaines… et comme je suis pathologiquement conservateur, je l’ai encore !

Daniel Cordova

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