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Le Wilhelm Furtwängler Centre of Japan a mis à jour sa discographie du chef. Même si la couverture porte le millésime 2024, elle a été publiée à la toute fin 2025.
Comme on peut le constater (ci-dessous), elle est en japonais. Au prix de 15 €, elle est réservée aux membres de l’association japonaise.

Le 25 janvier : les « fans » de Furtwängler savent que ce jour marque l’anniversaire de sa naissance. Mais le 26 janvier 1913, le lendemain, est pour l’intéressé une date encore plus mémorable : il dirige son tout premier concert à Vienne. Ce soir-là, dimanche à 8 h, il est en effet à la tête du Wiener Konzertvereinsorchester — littéralement l’orchestre de la société des concerts, ancêtre des Wiener Symphoniker.
À partir de la correspondance, d’archives historiques et d’articles de journaux, l’étude (pdf) nous fait remonter le temps et découvrir un jeune chef ambitieux aux prises avec les vicissitudes d’une carrière…
Staatsoper Berlin – 28 septembre 2025 – Wilhelm Furtwängler Gesellschaft
Nos amis de la Société allemande ont organisé une matinée dans un foyer — l’Apollosaal — du Staatsoper de Berlin. C’était le 28 septembre dernier.
Outre des allocutions — dont celle d’Helge Grünewald, le président — les invités ont pu entendre les deux mouvements centraux de la Sonate n° 1 en ré mineur, pour violon et piano, de Furtwängler.
Nous sommes très heureux de nous associer à cet événement festif — qui témoigne de la vivacité de notre société sœur, — en proposant à nos adhérents l’album souvenir (en français et anglais), qui contient le texte du discours, des photos, et le lien vers la video réalisée à cette occasion.
Il y a tout juste un siècle, le 19 janvier 1926, Furtwängler assurait la création viennoise de l’un des oratorios les plus plus puissants du XXe siècle, Le Laudi di san Francesco d’Assisi, du suisse Hermann Suter (1870-1926), qui, par ailleurs, allait disparaître quelques mois après cette exécution.
L’œuvre, basée sur le Cantiques des créatures, rédigé au XIIIe siècle par saint François d’Assise est écrite pour solistes, chœur mixte, chœur d’enfants et grand orchestre.
Furwängler disposait d’un plateau exceptionnel : Amalie Merz-Tunner (sop.), Frieda Dierolf (contralto), Karl Erb (ténor), Josef von Manowarda (basse), Georg Valker (orgue), Friederich Wührer (piano), le Peterlinischer Knabenchor Mariahilf, le Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde et le Symphonique de Vienne.
Cette page ambitieuse n’est que trop peu souvent mise à l’honneur. Et à l’époque déjà, il fallait une certaine audace pour la programmer !

Depuis le début des années soixante, tous les Furtwängleriens de base le savent : la Neuvième de Bruckner a été enregistrée par les Berliner le 7 octobre 1944 dans la Beethovensaal. Et — malgré ce qui était énoncé sur tous les disques ou CD de Deutsche Grammophon — il ne s’agit pas de la captation d’un concert, mais d’un « Magnetofonkonzert », avec pour seul public le micro de la radio.
Et pourtant des doutes subsistaient sur cette date, éveillés notamment par la lecture du livret de la volumineuse édition en CD des « concerts de la guerre » par le BPO, il y a quelques années.
C’est le mérite de la SWF, après des recherches un peu compliquées, de pouvoir révéler aujourd’hui les dates exactes des séances d’enregistrement de cette Neuvième. Vous trouverez les explications dans la circulaire (pdf) accessible à nos adhérents.
Les recherches se portent maintenant sur la 39e de Mozart, celle étiquetée depuis plus de cinquante ans : 1942/1943… Et pourquoi pas : 1926/1954 ?…
Nous l’avions annoncé : voici le premier volume — SWF D22 — de l’intégrale des enregistrements Polydor, disponible sur la boutique.
Il reprend les premières gravures, et notamment la Cinquième Symphonie de Beethoven et l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn.
C’est le résultat du travail exceptionnel de remastering, à partir d’exemplaires de collection.
Il est au prix de € 10,00.
Contenu: Weber Le Freischütz : Ouv. – Beethoven Cinquième Symphonie – Mendelssohn Le Songe d’une nuit d’été : Ouv. – Bach Suite n° 3 : Air – Schubert Rosamunde : Entracte n° 3 & Ballet n° 2
Prochain épisode : Mars/avril.
La direction de la SWF adresse à tous ses meilleurs vœux : que 2026 soit une très bonne année pour vous et ceux qui vous sont chers.
En guise de cadeau, une découverte réalisée par notre adhérent George Zepos : Furtwängler a dirigé la IXe de Beethoven à Budapest, le 10 novembre 1943. Pour cela le chef a pu compter sur les forces du Philharmonique de Budapest et du Chœur municipal, ainsi que sur les solistes Magda Rigo (soprano), Maria Basilides (alto), Andreas Rösler (ténor) et Georg Losonczy (basse). Le concert a été radiodiffusé. Sauf erreur, cela porte à 109 le nombre total d’exécutions recensées de cette symphonie par Furtwängler.

Furtwängler et le Philharmonique de Budapest (Théâtre Erkel)
Le 24 janvier prochain, le Symphonica, orchestre japonais, se produira au Sumida Triphony Hall de Tokyo, à l’occasion de son 40e anniversaire. Sous la direction de Kenjiro Sakairi, il exécutera la 4e Symphonie de Schumann à partir de la partition révisée par Furtwängler. En deuxième partie : la Symphonie alpestre de Strauss. Pour ceux que cette révision intéresse, nous renvoyons au facsimilé de la partition et à l’étude (pdf en français et anglais) publiés avec le SWF D15.
Le 9 janvier paraîtra le premier volume de l’intégrale des disques Polydor réalisés par Furtwängler.
Il contient sa toute première version de la Cinquième de Beethoven. Avec l’ouverture du Freischütz, nous avons là les premières « cires » de Furtwängler. Mais sait-on qu’elles ont été gravées dans des conditions pour le moins bizarres, faisant appel à une technologie importée des États-Unis et qui fera long feu…
En effet ces enregistrements électriques ont été réalisées selon le processus « light-ray » (rayon de lumière), introduit au printemps 1925 et qui sera abandonné au début 1927.
L’étude (pdf) ci-jointe permettra à chacun de se rendre compte de ce par quoi notre chef préféré est passé… Incroyable mais vrai.
À paraître – en haute définition
En 1926, Furtwängler réalise son premier disque. En 2026, et réparti sur l’année, la SWF fera paraître un ensemble en téléchargement : la totalité des enregistrements Polydor (1926-1937). Nous avons retenu ce titre par commodité, alors que Polydor n’était qu’un label à l’export des enregistrements Deutsche Grammophon (distribués sous étiquette ‘Die Stimme seines Herrn’ en Allemagne, ‘Decca’ au Royaume Uni, ‘Brunswick’ aux USA…).
Un remastering complet est à la base de cette édition, unique en son genre. Les fichiers seront disponibles en HD et en qualité CD.
Chaque volume est illustré, en couverture, d’un dessin montrant Furtwängler.
Pour en découvrir le contenu et le calendrier, cliquez sur le document ci-dessous (pdf 2 pages).
Rendez-vous le 26 décembre pour une étude sur le premier enregistrement de Furtwängler, et le 9 janvier pour le premier épisode (SWF D22) de cette saga !
Mark Kluge, qui avait rédigé le texte de présentation dans le livret de la 8e de Bruckner, s’est intéressé aux trois enregistrements Telefunken — SWF D21 — que nous venons de faire paraître.
Voici l’étude qu’il leur a consacrée.
Le « Concert Nicolai » (du nom du fondateur de l’orchestre) est le point culminant de la saison symphonique des Wiener Philharmoniker. Et traditionnellement Furtwängler y programmait la IXe de Beethoven. Celui du 12 février 1950 (avec, la veille, sa générale publique et un concert pour les Jeunesses musicales) prend une toute autre tournure. Le programme qu’il affiche aurait pu constituer celui de tout autre concert : l’Eroica de Beethoven faisant suite au 5e Brandebourgeois de Bach, celui-ci juste précédé par le Fantaisie et fugue en sol mineur (BWV 542), exécutée à l’orgue du Musikverein par Franz Schütz. Ceci s’explique : l’année Bach débute.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Il s’est produit un incident très gave et aux conséquences irrémédiables entre Furtwängler et la Gesellschaft der Musikfreunde, la puissante association qui possède également le « Singverein », la meilleure association chorale de Vienne, laquelle prête son concours aux grandes manifestations musicales et notamment à la IXe de Beethoven. Il serait trop long d’expliquer ici les raisons de la brouille entre le chef et la Gesellschaft, où se trouve mêlé le nom de Karajan.
Toujours est-il qu’à partir de ce jour, les concerts avec chœur verront le chef s’attacher les services de la formation rivale, la Singakademie. C’est ainsi que nous retrouverons ce chœur dans plusieurs IXe de Beethoven (1951, 1952, 1953), dans le Deutsches Requiem de Brahms (1951) et dans les Saint-Matthieu (1952 et 1954).
Nous vous proposons le facsimilé du programme en pdf, que vous trouverez également parmi les 75 programmes maintenant disponibles.

Le produit en téléchargement SWF D21 (voir le détail dans l’actualité du 14 octobre) est aujourd’hui disponible sur la boutique.
En un seul produit — au prix exceptionnel de 6 € —, nous avons regroupé les trois enregistrements réalisés par Furtwängler pour Telefunken en 1941 et 1942. Nous rappelons que c’est à partir d’exemplaires de très grande qualité que nous avons pu extraire les fichiers en haute définition. C’est bien évidemment l’Adagio de la Septième Symphonie de Bruckner qui a nécessité le travail le plus important afin de bien respecter les paliers dynamiques voulus par le compositeur.
La couverture reproduit un bois gravé de Peter Trumm. Rappelons enfin que nous nous en sommes tenus au diapason du BPO à l’époque, soit un La à 440 Hz.








