Mois : mai 2026
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Que l’on se rassure, la SWF n’abandonne pas l’édition intégrale des Polydor, et le volume 3 paraîtra bien à la rentée.
Mais il nous a paru intéressant de glisser au milieu de cette série un tout autre produit, et qui séduira ceux que rebutent les « vieilles cires ». Le 12 juin prochain paraîtra l’album SWF D26, consacré au concert donné par les Berliner à Wiesbaden, le 10 juin 1949, et capté par la Hessischer Rundfunk. Il sera au prix de 15 €. Comme d’habitude, outre les fichiers en haute résolution, on trouvera les fichiers en ‘format CD’
À côté de la 40e Symphonie de Mozart — on n’en a pas tant que ça ! — voici une monumentale 4e Symphonie de Brahms, avec des phrasés à la respiration incroyable, mais surtout un ensemble de pages qui tenaient à cœur Furtwängler : les trois préludes tirés du Palestrina de Pfitzner. Affichés au programme pour rendre hommage au compositeur décédé peu de temps avant, ils ne constituent nullement un bouche-trou. Furtwängler avait une réelle admiration pour cet opéra, qu’il avait prévu de diriger à Salzbourg en 1955, et c’est fréquemment qu’il en dirigeait, à Berlin et en tournée, les préludes ouvrant chacun des trois actes. Donc rien de superficiel dans cette lecture, qui va au fond de la mystique de Pfitzner.

Cette réédition a nécessité un important travail de restauration, confié comme toujours à Christophe Hénault. Il a fallu notamment équilibrer les niveaux, et surtout libérer la dynamique du 2e Prélude, compressé.
Le texte du livret a été confié à Raphaël Fournier, grand amateur de Pfitzner. Tout bientôt, un podcast vidéo sera l’occasion pour lui d’évoquer la figure compliquée, mais en définitive attachante, de ce créateur.
En attendant, voici un extrait (mp3) du premier Prélude.
Depuis de très nombreuses années les amateurs de Furtwängler se posent la question : de quand date l’enregistrement de la Symphonie n° 39 en mi bémol majeur, celle publiée par DGG sous le double millésime 1942-1943 ?
L’on sait que le chef nous a légué deux enregistrements de cette œuvre : celui-là, et un « live » réalisé lors des concerts des 7 et 8 février 1944. Deux interprétations différentes, même si réalisées à peu de temps d’intervalle et avec le même orchestre.
1942-1943, cela ne signifie pas grand-chose, ou plutôt si : 730 jours… On n’est pas très avancé.
Alors, une équipe de membres de la SWF s’est penchée sur la question. L’étude que nous vous proposons, à défaut de réponse précise, évalue toutes les hypothèses. Et vous avez le droit d’émettre une opinion…
On connait le talent de Furtwängler comme pianiste. Les témoignages écrits — bien plus que les rares enregistrements — nous en rendent compte. Il l’a d’abord été comme chef de chant à l’opéra, puis comme accompagnateur de chanteurs en récital, et comme chambriste, à Lübeck et Mannheim. Mais il s’est produit également comme soliste dans ses propres concerts d’orchestre. C’est ainsi qu’il a dirigé du clavier de nombreuses exécutions de 5e Brandebourgeois de Bach, le Concerto pour trois claviers du même compositeur, et même le Triple de Beethoven.
Comme Bruno Walter, il s’est également illustré dans Mozart. Témoin ce programme du 4 mai 1936 : les Berliner et leur chef, en tournée, font étape à Stuttgart. Et les auditeurs massés dans la Liederhalle vont entendre Furtwängler interpréter le Concerto en la majeur (le 23e) de Mozart.
On aurait aimé un témoignage sonore. Il faudra se contenter de ce facsimilé.


