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Voici disponible sur la boutique le volume 2 de notre intégrale Polydor.
Wagner y est à l’honneur avec le Prélude et la Mort d’Isolde, premiers d’une longue série, mais surtout avec un Prélude de Lohengrin, où les cordes du BPO se révèlent d’une ductilité incroyable. Et souvenons-nous que c’est seulement un an auparavant que Furtwängler a dirigé pour la première fois cet opéra !
Furtwängler a toujours su faire ressortir la grandeur, mais assortie d’une certaine naïveté touchante, de l’ouverture de Rosamunde, tout comme l’exubérance — dans une mise en place impeccable — de Till Eulenspiegel.
Comme pour le précédent volume, Félix Matus-Echaiz a rédigé un texte d’analyse, suivant au plus près les intentions du chef.
Contenu: Wagner Lohengrin : Prélude – Wagner Tristan & Isolde : Prélude, Mort d’Isolde – Schubert Rosamunde : Ouverture – R. Strauss Till Eulenspiegel – Till Eulenspiegel (répétition)
Prochain épisode : août/septembre.
Une fois de plus, l’examen de journaux d’époque apporte un éclairage intéressant sur la programmation des concerts. Concert annoncé ne signifie pas toujours concert existant, et une date peut en cacher une autre…
Ainsi en va-t-il des concerts donnés par Furtwängler avec le BPO dans les courtes séries précédant sa nomination, en 1922, comme chef des concerts philharmoniques.
Le 2 mars 1919, un encart publicitaire annonce le concert à venir le 14, à la Philharmonie : Furtwängler y dirigera l’ouverture Leonore II et le Concerto pour violon de Beethoven, La Nuit transfigurée de Schoenberg et Till Eulenspiegel de Strauss. Et pour la première fois il aurait eu Bronislaw Huberman en soliste. Le concert n’eut pas lieu, sans que nous ayons pu retrouver la raison de cette annulation. Huberman et Furtwängler ne s’afficheront ensemble pour la première fois qu’en décembre 1925, et ce sera dans le Concerto de Brahms.
De la même façon le 2 novembre est annoncé, pour le 14, un concert du BPO avec Edwin Ficher. Au programme : la 8e Symphonie de Bruckner, le Concerto en mi bémol majeur (sans doute le n° 22) de Mozart, et l’ouverture du Freischütz. Pas du tout : ce concert n’a pas eu lieu. Les deux musiciens se retrouveront le 13 février suivant, et la seconde partie du programme affichera le 2e Concerto de Brahms. Avec la 8e de Bruckner, cela fait un menu très léger…

Automne 1947. Ce n’est que depuis cinq mois que Furtwängler a repris son activité de chef. Et il ne s’est produit que pour une seule série à la tête de son orchestre de Berlin ; c’était en mai pour un programme tout Beethoven.
En septembre, il dirige une série de concerts avec le BPO. Deux au Titania Palast — les 14 et 15 — dans la programmation du BPO ; un, le 17, à Potsdam ; et, entre les deux, un concert dans la saison de la Radio, donné au grand Auditorium de la Maison de la radio, Masurenallee.
L’affiche est la même : Les Métamorphoses symphoniques d’Hindemith, Don Juan de Strauss, et la 2e Symphonie de Brahms.
Comme on le sait, cela nous vaut deux superbes enregistrements reprenant les œuvres d’Hindemith et de Strauss. On trouvera ci-joint le facsimile de ce concert du 16 septembre.

Notre fidèle adhérent, Roger Smithson, par ailleurs spécialiste du pianiste Edwin Fischer, a rédigé à notre attention une étude sur le disque mythique du Concerto L’Empereur de Beethoven, enregistré par ce grand pianiste et le Philharmonia dirigé par Furtwängler.
Grâce à lui, en en sait plus sur les conditions de l’enregistrement aux studios d’Abbey Road, et sur le concert qui a suivi, au Royal Albert Hall.
L’étude est disponible en pdf, en deux versions, anglaise et française. Nous vous rappelons que le facsimilé du programme du concert est aussi accessible sur notre site.


