Année : 2025
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Le 9 janvier paraîtra le premier volume de l’intégrale des disques Polydor réalisés par Furtwängler.
Il contient sa toute première version de la Cinquième de Beethoven. Avec l’ouverture du Freischütz, nous avons là les premières « cires » de Furtwängler. Mais sait-on qu’elles ont été gravées dans des conditions pour le moins bizarres, faisant appel à une technologie importée des États-Unis et qui fera long feu…
En effet ces enregistrements électriques ont été réalisées selon le processus « light-ray » (rayon de lumière), introduit au printemps 1925 et qui sera abandonné au début 1927.
L’étude (pdf) ci-jointe permettra à chacun de se rendre compte de ce par quoi notre chef préféré est passé… Incroyable mais vrai.
À paraître – en haute définition
En 1926, Furtwängler réalise son premier disque. En 2026, et réparti sur l’année, la SWF fera paraître un ensemble en téléchargement : la totalité des enregistrements Polydor (1926-1937). Nous avons retenu ce titre par commodité, alors que Polydor n’était qu’un label à l’export des enregistrements Deutsche Grammophon (distribués sous étiquette ‘Die Stimme seines Herrn’ en Allemagne, ‘Decca’ au Royaume Uni, ‘Brunswick’ aux USA…).
Un remastering complet est à la base de cette édition, unique en son genre. Les fichiers seront disponibles en HD et en qualité CD.
Chaque volume est illustré, en couverture, d’un dessin montrant Furtwängler.
Pour en découvrir le contenu et le calendrier, cliquez sur le document ci-dessous (pdf 2 pages).
Rendez-vous le 26 décembre pour une étude sur le premier enregistrement de Furtwängler, et le 9 janvier pour le premier épisode (SWF D22) de cette saga !
Mark Kluge, qui avait rédigé le texte de présentation dans le livret de la 8e de Bruckner, s’est intéressé aux trois enregistrements Telefunken — SWF D21 — que nous venons de faire paraître.
Voici l’étude qu’il leur a consacrée.
Le « Concert Nicolai » (du nom du fondateur de l’orchestre) est le point culminant de la saison symphonique des Wiener Philharmoniker. Et traditionnellement Furtwängler y programmait la IXe de Beethoven. Celui du 12 février 1950 (avec, la veille, sa générale publique et un concert pour les Jeunesses musicales) prend une toute autre tournure. Le programme qu’il affiche aurait pu constituer celui de tout autre concert : l’Eroica de Beethoven faisant suite au 5e Brandebourgeois de Bach, celui-ci juste précédé par le Fantaisie et fugue en sol mineur (BWV 542), exécutée à l’orgue du Musikverein par Franz Schütz. Ceci s’explique : l’année Bach débute.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Il s’est produit un incident très gave et aux conséquences irrémédiables entre Furtwängler et la Gesellschaft der Musikfreunde, la puissante association qui possède également le « Singverein », la meilleure association chorale de Vienne, laquelle prête son concours aux grandes manifestations musicales et notamment à la IXe de Beethoven. Il serait trop long d’expliquer ici les raisons de la brouille entre le chef et la Gesellschaft, où se trouve mêlé le nom de Karajan.
Toujours est-il qu’à partir de ce jour, les concerts avec chœur verront le chef s’attacher les services de la formation rivale, la Singakademie. C’est ainsi que nous retrouverons ce chœur dans plusieurs IXe de Beethoven (1951, 1952, 1953), dans le Deutsches Requiem de Brahms (1951) et dans les Saint-Matthieu (1952 et 1954).
Nous vous proposons le facsimilé du programme en pdf, que vous trouverez également parmi les 75 programmes maintenant disponibles.

Le produit en téléchargement SWF D21 (voir le détail dans l’actualité du 14 octobre) est aujourd’hui disponible sur la boutique.
En un seul produit — au prix exceptionnel de 6 € —, nous avons regroupé les trois enregistrements réalisés par Furtwängler pour Telefunken en 1941 et 1942. Nous rappelons que c’est à partir d’exemplaires de très grande qualité que nous avons pu extraire les fichiers en haute définition. C’est bien évidemment l’Adagio de la Septième Symphonie de Bruckner qui a nécessité le travail le plus important afin de bien respecter les paliers dynamiques voulus par le compositeur.
La couverture reproduit un bois gravé de Peter Trumm. Rappelons enfin que nous nous en sommes tenus au diapason du BPO à l’époque, soit un La à 440 Hz.
S’agissant de la date de l’enregistrement de l’Adagio de la 7e de Bruckner, à Berlin, en avril 1942, il n’y a que deux possibilités :
– Henning Smidth, dans sa fameuse discographie (‘Olsen’ 1970) indique le mardi 7 avril.
– René Trémine donne comme date le mercredi 1er avril.
– Wilhelm Furtwängler site by shin-p indique le 7 avril, mais mentionne : « Teldec indique que cet enregistrement a été réalisé le 1er avril »
Alors ? Si l’on s’en tient aux données que nous pouvons retirer de l’activité des Berliner à ce moment :
– le 1er avril est un jour libre entre les répétitions (31 mars) et l’exécution en concert (2 avril) de la Passion selon St-Jean dirigée par Georg Schumann, avec le BPO et son choeur de la Sing-Akademie.
– le 7 avril. Un document inédit mentionne bien quelque-chose, mais difficilement déchiffrable, en tout cas certainement pas ‘Aufnahme’ [enregistrement], comme cela apparaît pour d’autres dates certaines. En fait on arrive à lire ‘Doppelprobe – Krauss f. Reise’ [2 services de répétition – Krauss pour la tournée] : Clemens Krauss prépare sur plusieurs jours de répétitions — 7 au 10 avril —, le concert du BPO à Vienne du 11, et surtout la longue tournée du 22 avril au 23 mai en Espagne, au Portugal et en France.
Définitivement : on peut retenir le 1er avril. C’est la date que nous faisons figurer sur le SWF D21 à paraître. Après des recherches similaires, il apparait que l’ouverture d’Alceste a été gravée le 28 octobre 1942 et non le 29, comme cela est généralement indiqué.

Le 28 novembre : SWF D21
Nous avons regroupé les trois enregistrements réalisés par Furtwängler pour Telefunken, à la tête du Philharmonique de Berlin.
– Beethoven : Cavatine, tirée du Quatuor op. 130 [15 octobre 1940]
– Bruckner : l’Adagio de la 7e Symphonie [1er avril 1942, et non le 7]
– Gluck : l’Ouverture d’Alceste [28 octobre 1942, et non le 29]
Les fichiers haute définition avaient été créés au report des exemplaires 78t, en un état exceptionnels, appartenant à Jean Testas, l’un des fondateurs de la SWF, et propriétaire d’une des plus fabuleuses collections de vieilles cires.
Sans négliger la version pour orchestre à cordes du mouvement lent du Quatuor op. 130 de Beethoven, monument d’intériorité, ni la grandiloquente lecture de l’ouverture de Gluck, cette édition est dominée par l’interprétation superlative de l’Adagio de la Septième Symphonie de Bruckner.
La haute définition permet de dessiner les courbes mélodiques dans toute leur ampleur, et de ne rien sacrifier des étagements dynamiques si nécessaires chez Bruckner.
Le nouveau produit sera proposé au prix exceptionnel de 6 €.

Voici un extrait (mp3) de l’Adagio.
Quel est le plus sûr endroit pour travailler une partition de façon approfondie ? Et surtout si cette partition est celle de la Huitième Symphonie de Bruckner. La photo ci-dessous vous apporte la réponse : bien calé sur un banc public d’une artère berlinoise.
Furtwängler s’apprête à diriger l’œuvre, les 13, 14 et 15 mars 1949. Il l’enregistre d’ailleurs deux fois, au Gemeindehaus — la salle de répétition du BPO — le 14, puis le 15, en concert, au Titania Palast.
Nous vous proposons le facsimilé du programme.

Les nouveaux CD présentés par nos amis du Wilhelm Furtwängler Centre of Japan incluent le Finale de la Première Symphonie de Brahms avec la date du 15 décembre 1940, et non de janvier 1945, comme toujours indiqué sur les diverses parutions depuis les années 80. D’ailleurs La SWF, tout comme les Berliner dans leur intégrale, s’était alignée sur ce qui était affiché alors : ce Finale était censé provenir du concert du 23 janvier 1945 à l’Admiralspalast.
Cette date était-elle si certaine ? En fait, en l’absence de document, elle avait été retenue par suite d’une déduction logique :
– c’est une bande ;
– la bande a été introduite au tout début 1942 ;
– le seul concert affichant la 1re de Brahms à partir de ce moment est celui de janvier 1945 ;
Donc la bande est celle de ce concert !
Sauf que… La radio allemande avait commencé ses essais du magnétophone bien avant. Et notamment elle enregistre ce Finale lors du concert du 15 décembre 1940. AEG, le promoteur du magnétophone, l’utilise pour une démonstration au cinéma Ufa-Palast am Zoo, qui possède le meilleur équipement son à Berlin, le 10 juin 1941. Témoin ce début d’article publié par le magazine Radio-Amateur peu après.

Nos amis japonais ne font donc qu’entériner ce qui est maintenant acquis, et ce qui avait été mis en avant par Philippe Jacquard il y a 6 ans : nous avons là le tout premier enregistrement sur bande de Furtwängler, et le plus ancien témoignage de sa lecture de la 1re de Brahms !
En guise d’article, une simple photo.
… Mais tellement évocatrice.

Furtwängler et les Berliner, Essen, Saalbau, 22 avril 1933
Une fois pour toutes : Furtwängler s’intéressait à la musique de son temps, et notamment aux jeunes compositeurs. Aussi avait-il reconnu, très tôt, le talent de l’autrichien Theodor Berger (né en 1905).
C’est ainsi qu’il va créer et faire tourner une page, l’une des plus jouée de son auteur, le Rondino giocoso. Voici, en pdf, le programme des concerts du Philharmonique de Berlin des 15-17 décembre 1940, qui affiche la création berlinoise de cette œuvre.

Le Wilhelm Furtwängler Centre of Japan édite un ensemble de 3 CD, autour de la 1re Symphonie de Brahms.
– provenant des concerts de Salzbourg et Lucerne de 1947,
– le Finale, enregistré en 1940 (et non en janvier 1945 comme souvent indiqué)
– il faut y ajouter un extrait du Concerto pour violon (Salzbourg 1947), et de Beethoven : le Concerto pour piano n° 1 (Aeshbacher) et Leonore III (Lucerne 1947)
Le coffret est au prix de 37 euros, hors frais de port (inclus pour une expédition au Japon). Si vous souhaitez les fichiers haute définition, il faut y ajouter 11,4 €.





