Cinquantenaire du Philharmonique de Berlin (1)

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Le 17 avril 1932 débutent les commémorations du cinquantenaire de l’Orchestre Philharmonique de Berlin. Furtwängler prononce un discours, qui est avant tout un plaidoyer pour la survie de l’orchestre, alors en grande difficulté. Contrairement à ce qui est fréquemment écrit, l’allocution n’a pas lieu lors de la répétition de la 9e Symphonie de Beethoven — le concert aura lieu le soir — mais l’après-midi, dans l’« Oberlichtsaal », vaste foyer qui ouvre sur la salle de la Philharmonie, et qui ce jour accueille tout ce que Berlin compte d’important. Comme on le voit sur la photo, un certain nombre de pupitres encombrent le fond de l’estrade. Quatorze pour être précis : ceux des treize vents solistes qui vont interpréter la Gran Partita de Mozart, et celui du chef, en l’occurrence l’un des premiers violons et aussi chef maison, Franz Veit. Le discours de Furtwängler figure dans ses écrits. Un micro est bien planté devant le chef, sans doute pour une retransmission, mais malheureusement il n’en subsiste pas de gravure.