Aspects d’une carrière

Le Philharmonique de Berlin en tournée

En 1924, alors que l’avenir de l’Orchestre Philharmonique de Berlin était très compromis, Furtwängler proposa d’emmener l’orchestre en tournée. Il s’ensuivit 12 années de tournées…

 

Berta Geissmar, qui fut pendant plus de dix ans la collaboratrice berlinoise de Furtwängler, avait tenu pendant dix ans un recueil des programmes du Philharmonique de Berlin en tournée…

Furtwängler à Lübeck

Souvenirs des années lübeckoises de Furtwängler rassemblés par Lilli Dickmann, protectrice du jeune chef à l’orée de sa carrière.

Furtwängler à Kassel

A Kassel, Furtwängler dirigea en 1953 la Symphonie n°1 de Beethoven et sa propre Symphonie n°2 pour les 450 ans de la Staatskapelle.

Furtwängler et la France

En France, Furtwängler a donné 71 représentations réparties sur 18 années. Avec un choix de critiques extraites de la presse de l’époque…

Furtwängler à Francfort

Francfort, la ville natale de Goethe, était dotée depuis 1808 d’une remarquable Association de Concerts. Furtwängler y donna de nombreux concerts, dont la première mondiale du Concerto pour piano n°1 de Bartok, le 1er juillet 1927 ou la création allemande de la Symphonie n°5 de Nielsen. Furtwängler y avait comme assistant le jeune Jascha Horenstein, et Scherchen partageait l’affiche…

Furtwängler à Leipzig

A Leipzig, Furtwängler fut chef attitré du fameux orchestre Gewandhaus de 1922 à 1928, mais ses relations avec l’administration de la ville furent mouvementées…

Furtwängler en Italie

En Italie, Furtwängler a donné 115 représentations réparties sur 32 années. La plus émouvante était peut-être celle du 6 avril 1947 à Rome, son premier concert de l’après guerre : « …serai-je capable de conduire même un orchestre ? » dit-il à Enrico Mainardi…

Furtwängler en Suisse

En Suisse, Furtwängler a donné des concerts à Lausanne, Montreux, mais aussi et surtout à Lucerne où il donna 23 concerts entre 1944 et 1954… Nous le découvrons en répétition et en concert (pages 7 s.)…

Furtwängler à la Médiathèque Musicale Mahler

La SWF publie les documents qui concernent Wilhelm Furtwängler à la Médiathèque Musicale Mahler, et notamment ceux provenant du fonds Lefébure-Goldbeck.

La technique du chef d’orchestre

La « gestique » de Furtwängler, faite de souplesse et d’apparente imprécision, si elle dérouta plus d’un, fascina les amateurs. Pour le musicologue Bernard Gavoty, « Furtwaengler appartient à l’école des chefs « catalytiques » dont la seule présence amorce des réactions qui, sans elle, ne se produiraient pas. » Avec des analyses de Diran Alexanian et Fred Goldbeck.

1915. Mannheim, le début de la carrière

Durant la deuxième guerre mondiale, Furtwängler raconte à Friedrich Schnapp comment sa carrière a commencé à Mannheim en 1915. Le chef Artur Bodanzky s’en allait, et il y eut donc un concours pour le remplacer. Furtwängler eut plusieurs accrocs dans son interprétation et pensa alors : « Tu ferais mieux de faire ta valise et de rentrer chez toi ». Ayant entendu les autres candidats qui n’avaient pas commis d’erreurs, il était tout à fait désespéré. Mais Bodanzky le convoqua et lui proposa le poste. Furtwängler, stupéfait, objecta que les autres chefs étaient bien meilleurs que lui, et n’avaient pas fait d’accrocs. « Ah », dit Bodanzky, « Cela ne m’intéresse pas du tout. Vous étiez de loin le meilleur ! Les autres ne font pas le poids, c’est certain ». Et Furtwängler dit alors à son ami Schnapp : « Voyez-vous, et c’était un juif, et il faut… je devrais écrire un jour tout ce que je dois aux juifs ! Ils avaient effectivement un sens de la qualité, qui était unique ».