L’atelier du maître

Beethoven

La discographie du chef dans Beethoven étant particulièrement importante par sa valeur artistique et le nombre d’enregistrements disponibles, une étude spécifique a été réalisée par Benoit Lejay.

Bruckner, les symphonies

Dans ses interprétations, qu’il s’agisse du véritable « chemin de croix » qu’est l’Adagio de la Septième Symphonie ou de la danse dionysiaque qu’est la première partie du Scherzo de la Huitième Symphonie, Furtwängler semble possédé par Bruckner. L’héritage brucknérien de Furtwängler, bien moins volumineux que le beethovénien, est néanmoins d’une importance capitale pour une connaissance approfondie du chef et du compositeur.



Furtwängler a dirigé Bruckner 222 fois. Si les Symphonies n°7 à 9 comptaient parmi ses préférées, il ne joua plus la Neuvième après l’avoir interprétée le 11 octobre 1944 dans à Saint-Florian, là où Bruckner avait officié comme maître de chapelle. La Symphonie n°4 fut celle qu’il dirigea le plus souvent, avec pas moins de 61 représentations.

Bach, la Passion selon Saint Matthieu

Furtwängler et l’enregistrement

Furtwängler passe habituellement pour être indifférent à l’enregistrement, alors que ses réticences étaient surtout d’ordre artistique et liées aux insuffisances des techniques d’enregistrement qui ne seront levées que dans les années 50. Il confiera à son carnet en 1933 : « la tisane insipide et sans vitamine, qui est tout ce que les auditeurs ont la possibilité de recevoir d’une exécution, ne peut être un total remplacement que pour ceux qui ne savent plus ce qu’est un concert ».

Furtwängler et l’enregistrement par P. Jacquard et John Hunt, 1988

L’art du chef d’orchestre

La technique du chef d’orchestre. La « gestique » de Furtwängler, faite de souplesse et d’apparente imprécision, si elle dérouta plus d’un, fascina les amateurs. Pour le musicologue Bernard Gavoty, « Furtwaengler appartient à l’école des chefs « catalytiques » dont la seule présence amorce des réactions qui, sans elle, ne se produiraient pas. » Avec des analyses de Diran Alexanian et Fred Goldbeck.

Les répétitions

En répétition Furtwängler était peu prodigue d’indications, et en général ne pouvaient y assister que quelques collaborateurs, connaissances et amis… Karla Höcker en faisait partie.

« La répétition, c’est la fleur en mouvement, ce sont les aléas de la croissance, les miracles de l’éclosion. » confiait Furtwängler au chroniqueur Bernard Gavoty. Et si le chef disait se méfier de la « perfection » qui néglige « le rêve », « recommençons » était son mot favori…