Entre Hollywood et Vienne

Il était une fois un musicien, viennois d’adoption, qui dès son plus jeune âge fut promis à un avenir des plus brillants. On cria au génie dès ses premières œuvres. Il s’appelait Erich Korngold, et ce n’est pas pour rien que son père, musicien et devin, lui avait adjoint un second prénom et pas n’importe lequel : Wolfgang. Les plus grands s’étaient penchés sur son berceau : Mahler, Strauss, Zemlinsky, Weingartner, Nikisch… Et les premiers succès, notamment deux opéras — Das Ring des Polycrates et Violanta — avaient confirmé les oracles. Mais on peut porter le prénom de Wolfgang et ne pas être Mozart. La veine du génie se tarit peu à peu, sans que pour autant il manquât de talent ou d’ambition. Le compositeur, pour des raisons artistiques, bientôt doublées de raisons politiques, chercha refuge et travail aux États-Unis, et notamment à Hollywood, où il trouva un second souffle en écrivant des partitions qui firent merveille pour accompagner le bel Errol Flynn en Robin des bois, et la fort jolie Olivia de Havilland dans Captain Blood, ou l’inverse.

Il nourrissait l’espoir de revenir sur la scène « classique », et dès la fin de la guerre, organisa un retour à Vienne, avec, dans ses valises, Symphonie, Sérénade et Concertos. Furtwängler joua le jeu, créant la Sérénade pour cordes à la Philharmonie de Vienne. Las ! Le monde avait changé, Vienne aussi, et Korngold ne retrouva jamais la place qu’il avait un moment occupée.

C’est le programme de cette création mondiale, le 15 janvier 1950, que nous proposons en facsimilé, également accessible depuis Demandez le programme !

Les Années de silence

Voici la réédition d’une étude parue en 1997 sous la plume de notre adhérent et fidèle ami de notre association, le britannique Roger Smithson. La version française était de notre ancien président, Philippe Leduc.

À partir de février 1945, Futwängler est réfugié en Suisse, toléré et contraint au silence. Dans le même temps, il doit faire face aux procédures de « dénazification », devant un commission autrichienne puis devant celle de Berlin. Il en sortira blanchi, mais usé par des mois d’embûches que certains se plaisent à dresser devant lui. Et même après la décision favorable et définitive de décembre 1946, il lui faudra plusieurs mois pour faire valoir ses droits.

Ce sont ces épreuves de deux années que Roger Smithson nous présente dans cette étude.

Furtwängler et Tchaïkovsky (2)

Le 10 janvier dernier Félix Matus-Echaiz entamait l’étude des rapports Furtwängler-Tchaïkovsky. Ses auditeurs auront le plaisir de le retrouver pour la suite et la fin de cet exposé lors de la conférence qui aura lieu le mercredi 23 mai (détails sur la page Conférences et concerts)

Il s’agit là de la dernière conférence de la saison. Occasion de nous retrouver avant les congés d’été.

L’Événement

Nous l’avons plusieurs fois annoncé, et ce jour c’est chose faite : la SWF met sur sa boutique le premier produit en téléchargement.

Il s’agit donc de la 9e Symphonie de Beethoven de Berlin 1942, le « pack » numérique incluant, à côté des fichiers son (Qualité CD + mp3) un riche ensemble de documents en pdf.

Une fois rendu sur la boutique, il vous suffit de sélectionner ce produit SWF D01 et de pratiquer comme pour une commande de compact, sauf qu’au final, après avoir validé votre panier, vous pourrez télécharger l’ensemble des fichiers, en cliquant sur le gros bouton violet puis en choisissant l’emplacement que vous leur réservez sur votre ordinateur.

Vous pouvez aussi télécharger à partir du lien figurant sur le mail de confirmation de commande.

Une grande Première à ne pas manquer !