En ce vendredi…

Pour les chrétiens, ce vendredi n’est pas comme les autres, c’est le Vendredi Saint ; et c’est l’occasion de célébrer la Passion du Christ.

Comment mieux l’illustrer qu’en évoquant la Passion selon Saint-Matthieu de Bach. Furtwängler l’a bien souvent dirigée — près de quarante fois ! Et près de quatre vingts ans après, voici le facsimilé du programme de la Saint-Matthieu donnée à Vienne le 23 novembre 1938, avec une distribution superlative : Jo Vincent, Louis von Tulder, Margarete Klose… et le Singverein de la Société des Amis de la Musique, sans oublier les Petits Chanteurs de Vienne.

La rareté du programme vous conduira à l’indulgence quant à l’état du document. Comme toujours, celui-ci est aussi accessible depuis le concert.


Modification des «Actualités» : pour éviter de laisser trop vieillir les actualités visibles sur le site, au-delà de 4 mois elles sont accessibles dans une page «Voir l’actu ancienne», réservée aux adhérents.

Avis aux paléontologues

La SWF continue d’acquérir des programmes de concerts, et d’enrichir ainsi sa collection. Dans quelques jours sera mis en ligne celui d’une Saint-Matthieu donnée à Vienne en novembre 1938.

Parmi ceux rentrés récemment, tout un lot avec le Philharmonique de Vienne entre 1948 et 1952. Le point intéressant : ces fascicules ont semble-t-il appartenu au même mélomane, auditeur assidu, qui a parfois annoté au crayon telle ou telle page, y a glissé des coupures de presse rendant compte du concert — et il lisait plusieurs journaux ! — ainsi que son billet d’entrée.

Quant aux annotations, écrites en cursives «fraktur», elles sont difficilement déchiffrables, à la limite du gribouillis tracé à la hâte durant le concert. Avis aux paléontologues.

Une grande première à la SWF

Nous travaillons actuellement au premier produit purement « numérique » de notre catalogue : la 9e Symphonie de Beethoven, dans l’enregistrement de Berlin 1942.

Nous avons choisi cet enregistrement « incontournable » pour son caractère emblématique — il fut l’un de nos premiers microsillons et l’un de nos premiers CD — et aussi parce que le stock du compact est épuisé. Le represser serait inutilement dispendieux. En revanche, et pour ceux qui ne veulent pas du téléchargement, un système de gravure à la demande est à l’étude.

Ceci étant, se contenter de transformer un compact en fichier audio téléchargeable n’offre pas d’intérêt, et c’est ce que font tous les labels classiques. La SWF, elle, se montre particulièrement innovante : nous mettons à la disposition de nos adhérents un « pack » numérique beaucoup plus complet, digne de notre tradition éditoriale, hors des habitudes des plateformes.

Aussi, à côté du fichier audio de qualité CD (format flac) — et de sa compression mp3 pour ceux qui en aurait l’usage (?) —, nous inclurons dans ce « pack » à télécharger, sous forme de pdf, dans le format et la présentation graphique maintenant connus de nos publications :
– une note de présentation,
– un livret très exhaustif avec le très beau texte d’Harry Halbreich et qui n’a pas vieilli, la biographie des artistes, la liste des « Philharmoniker » de l’époque, le tout avec une iconographie rare,
– l’équivalent en anglais : le digital booklet,
– le fac-similé couleur du programme du concert du 22 mars 1942,
– la liste des Neuvième dirigées par Furtwängler.

Ce produit sera proposé à nos adhérents au prix de 8 €. Nous prévoyons son lancement pour début mai prochain, et nous travaillons en ce moment à le parfaire.


NB : Le CD Brahms japonais, annoncé dans la dernière actualité est maintenant disponible sur notre boutique

Un CD Brahms de nos amis japonais

The Wilhelm Furtwängler Centre of Japan publie un CD Brahms avec Furtwängler à la tête du Philharmonique de Vienne, à partir des disques 78 tours du commerce (EMI) : la Première Symphonie (1947) et les Variations Haydn (1949). À la différence des publications précédentes de même origine, qui nous présentaient les œuvres en pièces détachées (les faces de 78t une par une) puis en « vraie grandeur », nous avons là les œuvres dans leur continuité. Si les Variations n’ont jamais déserté les catalogues, il n’en va pas de même pour la Symphonie, dont ses disques ont été éclipsés au fil des ans par les versions de Hambourg, Amsterdam, voire Berlin. Et pourtant…

Nous avons décidé de commander un certain nombre d’exemplaires. Le produit est présent sur la boutique.

Un festival oublié

Il fut un temps où un festival, régulier si non annuel, se tenait à Görlitz, la seconde ville de Silésie après Breslau (aujourd’hui Wroclaw en Pologne). Dès 1910, le Philharmonique de Berlin y participa, mais ce sont les trois années « Furtwängler » — 1925, 1928 et 1931 — qui ont marqué ces « Fêtes musicales en Silésie », au travers de six concerts.

Stéphane Topakian vous invite à les revivre le temps d’une conférence, par le son (on entendra un extrait de chaque œuvre — 23 au total) et l’image (nombreuses illustrations, souvent d’époque), avec la complicité, pour la technique, de Patrick Montaigu .

Elle se tiendra le 28 mars prochain — voir les détails à notre page « Conférences ».

Furtwängler et Reger

C’est une lacune de la discographie de Furtwängler : pas la moindre page de Reger qui nous soit parvenue sous sa baguette. Il est vrai qu’il n’en a plus dirigé la moindre note après son retour au pupitre en 1947. Et si l’on veut être optimiste, il n’y a guère que les Variations Hiller, qui figuraient au programme d’un concert de janvier 1943 à Berlin — on y joua aussi les Variations symphoniques de Franck avec le tout jeune Geza Anda — qui pourraient avoir une petite chance de ressurgir du néant.

Et pourtant, Furtwängler, sans prétendre être un prosélyte de Reger, l’a tout de même bien défendu, l’inscrivant 70 fois à ses programmes ! Pour y voir plus clair, la SWF (sous la plume de Stéphane Topakian) édite une petite étude qui recense les exécutions régeriennes et propose une approche des rapports entre les deux musiciens.

Cette étude n’est accessible qu’aux adhérents.