Royal pour un Empereur !

Qui n’a rêvé d’assister à ce concert du 22 février 1951 : L’Empereur par Fischer et Furtwängler. C’était au Royal Albert Hall, juste après les séances d’enregistrement, qui ont immortalisé une interprétation légendaire tout en permettant des répétitions en profondeur .

L’orchestre : le Philharmonia, fondé quelques années plus tôt par Walter Legge, directeur artistique chez HMV, pour répondre à sa fringale de disques au moment où les catalogues, un temps figés par la guerre, ne demandaient qu’à se construire.

Mais c’est aussi un orchestre comme un autre, qui a sa saison de concerts. Pour accompagner le facsimilé de celui de 1951, Philippe Jacquard esquisse les rapports entre le grand chef et cet ensemble superlatif.

Comme toujours, le fac-similé est aussi accessible depuis le concert et la page Demandez le programme !

Allo, allo, ici Radio…

Si nous avons aujourd’hui tant de documents sonores de Furtwängler, c’est à l’industrie du disque que nous le devons, mais tout autant et sinon plus aux captations radio. Disposons-nous de tout ce qui a été émis sur les ondes ? certainement pas, toute retransmission n’engendrant pas forcément une gravure, et toutes les gravures n’ayant pas survécu.

Mais le travail de Henning Smidth est considérable, qui a recensé les retransmissions de concerts de 1929 à 1954. Est-ce complet ? peut-être pas, mais du moins très documenté, avec beaucoup de détails. Nous y retrouvons des enregistrements qui sont autant de monuments ; nous y trouvons également matière à regrets : pourquoi telle ou telle retransmission n’a-t-elle pas survécu ? De quoi alimenter encore quelques rêves de découvertes futures.

Cela fait des années qu’Henning Smidth met périodiquement à jour sa liste. Voici l’édition 2018.

Notre nouvel album de 2 CD

Notre nouveau double CD (SWF 181-2) sera disponible le mardi 20 février.

Il y a quelques semaines, une interview de Sami Habra vous la laissait entrevoir : l’édition par nos soins, en 2 CD, du Fidelio de Salzbourg 1950. Il a tout pour lui, ce Fidelio : une direction très engagée, une restitution sonore améliorée due à notre équipe maison, Sami Habra et Charles Eddi, une distribution superlative.

Visuel fidelio

Et c’est vrai que l’on est ici dans le très haut de gamme : l’immense Flagstad, au tragique à fleur de peau, un Patzak particulièrement émouvant, Schöffler campant un Pizzaro plus noir que nature, et les autres rôles confiés à de très grandes pointures : Schwarzkopf (Marzelline), Dermota (Jaquino), Greindl (Rocco).

Cet album de 2 CD est proposé au prix attractif de 18 €.

Et parce que nous avons pensé à ceux qui souhaiteraient comparer le cru 1950 avec celui de 1948 (SWF992-3, Erna Schlüter en Leonore), la SWF vous propose un lot (SWF 189) réunissant les deux albums (donc 4 CD en tout) au prix imbattable de 24 €.

Alors, rendez-vous sur notre boutique.

Furt’, Busch et Serkin

En préparant une petite étude sur Furtwängler et Max Reger, à paraître, une anecdote remonte à la surface qui met aux prises le chef, le violoniste Adolf Busch et le très jeune pianiste Rudolf Serkin.

Rien de très important, sinon que l’examen un peu attentif des faits amène à une conclusion, en fait un précepte immuable : rester vigilant à la lecture de biographies. Ce petit article Au cœur d’un continuo est réservé aux adhérents.

Une grande toile

Surfer sur la toile. L’expression est imagée, mais très juste. Nous avons appris à naviguer sur non plus une vague, mais une véritable houle d’informations. Dans le même temps l’internet et son développement ont poussé de nombreuses institutions à ouvrir leurs portes, voire leurs armoires quand ce ne sont pas les cartons eux-mêmes, mettant à disposition de tout un chacun, ou tout au moins de personnes sélectionnées, une masse considérable de documents, qu’elles numérisent petit à petit.

Cela nous a amené à contacter ces institutions, alors que voici quelques années nous n’aurions pas entrepris de le faire. Un tort, car la plupart du temps les détenteurs et responsables de ces trésors sont ravis de pouvoir partager la connaissance pourvu qu’on les respecte et que l’on apporte un écho à leur activité. C’est dans ce sens que la SWF a établi des contacts avec la Philharmonie de Vienne, la Santa Cecilia à Rome, le Konserthuset de Stockholm, le Philharmonia de Londres — mais là avec moins de succès —, mais aussi le Brahms-Institut à Lübeck, le Reger-Institut à Karlsruhe, les Sociétés Frida Leider, Erna Schlüter, Eduard Erdmann, et tout récemment avec l’Institut Hindemith à Francfort, ce qui nous vaut un document précieux (dossier de presse Schott) accompagnant les concerts des 11 et 12 mars 1934

De ces contacts, on le voit, il en sort des petites informations ou des grands pans d’histoire. Peu importe. L’échange est primordial ; il nous ouvre sur les autres ; il enrichit chaque patrimoine.